Hôtel de Ville
4, avenue de Paris
RP1144
78011 Versailles Cedex
téléphone : 01 30 97 80 00
télécopie : 01 30 97 80 01
Accueil polyvalent
(état-civil, papiers d'identité,...) :
téléphone : 01 30 97 81 10
Lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 8h30 à 17h
Mardi de 8h30 à 19h00*
Samedi de 9h à 11h30*
*Pas de permanence les mardi soir et samedi matin en juillet et en août
De l’art de Vivre sous l’Ancien Régime en passant par l’Architecture, la Musique ou le Théâtre voici quelques clés pour comprendre l’incidence de la « Grande Histoire Versaillaise du début du XVII siècle jusqu'à nos jours. Penchons nous tout d’abord sur l’origine du nom, de ses couleurs et de l’Histoire de son Hôtel de Ville…
" Ce serait en l'an 1038, que VERSAILLES, apparait dans l'Histoire comme un nom de terre d'un certain HUGUES, témoin d'un don fait à l'abbaye de Saint-Père, par EUDES, comte de CHARTRES : HUGO de VERSAILLES (ou Versallüs)(1) .
D'où vient ce nom de VERSAILLES ?
Bien des origines ont été proposées ; les germaniques y voient les 2 mots : Warge=monticule et Allein=isolé. Etymologie bien fantaisiste, car rien ne laisse croire que VERSAILLES ait existé à l'époque Franque.
Traditionnellement, l'on a dit aussi qu'en raison du grand vent, les blés y "versaient" fréquemment! Or cet accident est trop répandu pour que l'on ait pu l'attribuer spécialement à une localité.
Nous pensons, comme LERICHE, que ce mot signifie : terres défrichées, labourées ou "versées". Ce terme décrit en effet l'action de la charrue qui, après avoir rendu la terre, la déverse sur le côté : c'est le sens primitif de "versare" (retourner).
Les "Versailles" seraient donc des terres nouvellement labourées, évoquant l'idée de défrichement et s'opposant à la croyance , si répandue, que notre territoire n'était que marais, bois et étangs. Ce terme se rattacherait à la même forme que " semailles". Cette étymologie agricole et bien française n'est pas pour nous déplaire et nous nous y arrêterons.(2) "
(extrait de "Versailles, cité royale" par HENRI LEMOINE, 1955)
(1): Il existait à Paris depuis le XIIIème siècle au moins, une "rue de Versailles"
(2) : En vieux français, Versail signifiait un endroit dénudé, sans herbe, bien labouré.

Aux jours de 1789, VERSAILLES, se donna librement des armoiries. Après les tribulations et transformations diverses voulues par les différents régimes qui se succédèrent, la Commission Départementale d' Héraldique les enregristra en 1944. Elle en fit le blason qui se lit..."d'azur à trois fleurs de Lys d'or au chef d'argent chargé d'un coq bicéphale issant au naturel "...
L'écu est timbré de la couronne murale d'or des Villes royales et soutenu par deux palmes d'or croisées en pointe en sautoir.
1789 ne nous a laissé aucune trace d'enregistrement.
Or, si la partie basse de l'écusson représente indiscutablement la maison royale de France, la plus libre interprétation peut être donnée à la partie supérieure.
La plus vraisemblable des hypothèses paraît être le symbole de vigilance représenté par les deux coqs, vigilance avec laquelle. la municipalité et la garde civique devaient remplir leur double devoir envers le Roi et la Cité.
1944 précise seulement que le coq bicéphale issant symbolise les libertés naissantes
Passionnante épopée que celle de cet ancien hôtel particulier construit au XVIIe siècle et transformé à la Révolution en Hôtel de Ville « pour six mois ».
Deux siècles plus tard et malgré bien des restructurations, il reste plus que jamais le symbole de la municipalité à Versailles, arborant fièrement les couleurs de la Ville à quelques pas du Château.
C’est en 1670, à l’initiative du maréchal de Bellefonds, gouverneur des chenils et de la louveterie du Roi, que s’élève au 4, avenue de Paris une très belle demeure dont les jardins s’étendent jusqu’au parc du Château. Face à lui, de l’autre côté de l’avenue, l’hôtel du Grand Veneur, aujourd’hui disparu, lui donne la réplique avec une égale magnificence. Mais les travaux de construction des Écuries Royales privant le maréchal de sa royale perspective, il vend son hôtel au chevalier de Lorraine.
Louis XIV l’acquiert en 1680 pour le duc de Vermandois, son fils légitimé, qui meurt prématurément trois ans plus tard. La propriété revient alors à sa sœur, la princesse de Conti, qui en fait un lieu de fêtes prisé de toute la cour.
Vendu à un spéculateur qui disperse mobilier, œuvres d’art, lambris et ornements, l’hôtel est finalement racheté en 1723 par Louis XV pour y loger le duc de Bourbon, Grand Maître de sa Maison.
D’importants travaux de décoration, où peintres et sculpteurs rivalisent de créativité et de virtuosité, sont entrepris sous
la direction de Robert de Cotte, premier architecte du Roi et disciple de Mansart.
À l’instar de la princesse de Conti, le duc de Bourbon organise en son sein de fastueuses réceptions. Il ouvre même les jardins au public pour faciliter la communication entre les quartiers Saint Louis et Notre- Dame, en plein essor.
Inoccupé à la Révolution, l’hôtel accueille provisoirement en janvier 1790 la municipalité de Versailles, jusqu’alors hébergée dans un garde-meuble royal, rue des Réservoirs.
À l’origine prévue « pour six mois », l’installation est officialisée par un bail emphytéotique en 1821. De cette époque date d’ailleurs le prolongement de la rue Royale vers l’avenue de Paris. L’édifice, dont l’entrée s’effectue par l’avenue de Berry (actuelle avenue du Général de Gaulle), s’orne d’un clocheton surmonté d’une horloge. En 1859, la Ville en devient officiellement propriétaire. Mais Versailles est en pleine expansion et, malgré de multiples travaux d’aménagement, les locaux s’avèrent rapidement trop exigus. L’hôtel est finalement démoli en 1899 sur ordre du maire de l’époque, Édouard Lefebvre.
Reconstruit par le Versaillais Henri Le Grand, il est surmonté d’un campanile dominant la ville et s’ouvre désormais sur l’avenue de Paris autour d’une cour d’honneur entourée de grilles. Inauguré le 18 novembre 1900, le bâtiment perd son campanile, jugé trop haut, en 1945, tandis que les grilles de la cour d’honneur disparaissent.
D’importantes restructurations de surfaces ont été entreprises ces dernières années pour offrir une meilleure qualité de service à la population et améliorer les conditions de travail des agents municipaux : mise en place de guichets uniques pour les services de l’État Civil et des Affaires Générales, aménagement de salles de réunions autonomes dans les sous-sols…
Une modernisation qui a préservé les trois belles salles de prestige de l’Hôtel de Ville : la salle des mariages dont les magnifiques boiseries, vestiges de l’ancien Hôtel de Conti, sont classées aux monuments historiques ; la salle des fêtes, qui accueille régulièrement des manifestations, et la salle du Conseil municipal où siègent les élus tous les mois.
Sources : « Versailles, le Château, la Ville, ses monuments » d’Odile Caffin -Carcy et Jacques Villard aux éditions Picard ; « Versailles aux 3 visages » d’Emile et Madeline Houth aux éditions Lefebvre ; Magazine d’informations municipales de Versailles ; Archives communales.