Culture

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Collections permanentes

PETITES HISTOIRES DES COLLECTIONS

Les collections du musée Lambinet, quoiqu'essentiellement tournées vers le XVIIIe siècle, ne proviennent pas de la famille de Barnabé Porchon, qui fit construire l'hôtel particulier en 1751, ni de Victor Lambinet qui acheta l'hôtel particulier en 1852, et ne s'y installa qu'en 1859, tout en louant une partie de l'aile en retour sur le jardin.

Issu d'une famille de tailleurs d'habits enracinée à Versailles depuis la fin du XVIIIe siècle, il est le fils de Jean-François Lambinet, très impliqué dans la vie municipale, conseiller, juge consulaire et maire quelques mois en 1848, en pleine tourmente révolutionnaire. Après des études au collège royal (le lycée Hoche), Victor Lambinet poursuit des études de droit, qui le mènent à une carrière d'avocat, dès 1838, où il figure dans l'annuaire des avocats. En 1846, il est juge au tribunal de Versailles. Mais son activité de juriste se double d'une activité littéraire ; au sein de la société des sciences morales il fait de nombreuses communications autour de la poésie latine, du théâtre au XVIIe siècle, de l'hôtel de Rambouillet. Il publie des études sur Mme Récamier et la Reine Hortense, mais Jean Lagny, dans la revue de l'histoire de Versailles, fait remarquer que " partant d'un fait réel, il fabule, imagine le pire ". De sa collection, il ne reste donc quasiment rien au musée. Quelques exemples seulement, avec le Portrait d'homme présenté au premier étage. Victor Lambinet était également cousin de Charles - Emile Lambinet, dont le musée conserve quelques paysages, non exposés actuellement. Sa famille compte aussi parmi ses membres l'illustre historien de la Révolution française, Charles Vatel.

Les collections proviennent donc des dons et des achats que la ville de Versailles multiplie depuis le XIXe siècle. Elles furent d'abord présentées à partir de 1888, au sein du musée Houdon, au 4ème étage de la bibliothèque municipale installée dans l'ancien hôtel des affaires étrangères, puis dans l'hôtel Lambinet, légué à la ville en 1929.

Les dons du Roi

Liée au Roi, initialement seigneur de Versailles, la municipalité se voit dotée de pièces remarquables et montre l'attachement de la monarchie à la ville. En 1790, par exemple, elle reçoit le portrait officiel du Roi Louis XVI, sur un modèle largement diffusé par Pajou, depuis 1777. En 1820, Louis XVIII fait le don du Portrait de Louis XIV en médaillon, sur un modèle sculpté par Pierre Puget vers 1686. Plus tard, en 1836, alors que Louis-Philippe travaille à l'aménagement de sa galerie de pierre, créant son musée de l'histoire de France, il commande un grand moulage du Voltaire assis de Jean-Antoine Houdon, dont l'original en marbre de 1781 est toujours conservé à la comédie française. En dépôt à la ville de Versailles depuis 1944, ce plâtre est toujours visible au musée.

La pratique du moulage, exercée déjà par Houdon lui-même au sein de son atelier, s'amplifie au XIXe siècle. Les commandes du musée Houdon de Versailles, en 1881, remplissent ainsi un but pédagogique. Confectionnés par les ateliers de moulage du Louvre, ces plâtres sont d'excellente qualité.

Des legs représentatifs du goût

Tout au long du XIXe siècle, les legs sont nombreux. Par exemple le legs de Madame Thiry née Delahaye, du 27 mai 1898, présente de nombreuses toiles du XVIIe siècle hollandais et flamand, et traduit l'engouement grandissant pour la scène de genre, la description minutieuse des costumes et des accessoires. Monsieur Désiré Victor Couderc a légué sa collection de livres et objets précieux à la ville de Versailles en 1914. Gravures, dessins, tabatières, boîtes faïences et porcelaines viennent enrichir les collections du musée. Ils relèvent de la redécouverte du XVIIIe siècle, depuis l'influence de l'Impératrice Eugénie et de son " style Marie - Antoinette " et des publications des frères Goncourt. Les natures mortes du Napolitain Nicolo Cassisa ou la harpe de Nadermann, en forment un exemple. Monsieur Couderc avait de plus prévu une rente afin " d'employer un gardien pour faciliter au public la vue du musée.

Les porcelaines issues de la collection de Julia Bartet illustrent la poursuite de cette redécouverte. Née en 1854, Julia Bartet fit une grande carrière de comédienne au théâtre du Vaudeville puis à la comédie française. Elle reste notamment célèbre pour le rôle de Bérénice, qu'elle avait souhaité jouer avec insistance, et pour lequel René Lalique avait dessiné un somptueux diadème. Très présente dans la société mondaine de Versailles, dans l'entourage du comte de Montesquiou par exemple, elle contribue à la renaissance de l'intérêt pour le XVIIIe siècle, et pour Versailles en général, usant de la mode " à la Pompadour ", " à la Régence ", et jouant dans les pièces de Victorien Sardou.

La collection Asse, reversée dans sa totalité au musée en 1897-1898, et à laquelle une exposition a été consacrée en 2008, reflète les goûts de l'amateur pour la peinture contemporaine du XIXe siècle. Rassemblée par Auguste Asse, marchand de papier et de couleurs rue du Bac à Paris, la collection comprend de nombreux paysages, et des scènes historicisantes comme avec la toile de Charles-Caïus Renoux, chapelle du Château de Saint-Germain, datée de 1833. En 2004, Monsieur et Madame Guy font le don de leur collection de tableaux néo-impressionnistes, achetés à partir des années soixante, et provenant parfois de prestigieux propriétaires, tels Felix Fénéon, Paul Durand Ruel, la galerie Georges petit ou la famille Vever. La vue des quais de l'atelier de Camille Pissarro, de Maximilien Luce, datée de 1893 en fait partie.

ACQUISITIONS ET DONATIONS

En tant que "musée de France", l'une des missions du musée est d'enrichir ses collections. Le musée bénéficie de legs, de dons, de dépôts, et d'acquisitions. Ces dernières sont rendues possibles grâce, notamment, au soutien de l'association des Amis du musée et au Mécénat. Les choix du musée se portent sur des œuvres qui enrichissent nos collections existantes plus particulièrement sur l'histoire de Versailles et les artistes versaillais.

ŒUVRES EN PRÊTS

Les œuvres quittent le musée le temps d'expositions temporaires, lorsque les conditions de conservation et de sécurité sont réunies. Certaines œuvres sont retirées ainsi des salles du musée mais c'est pour mieux les faire connaître dans le monde entier et en faire profiter un plus large public. Remarques :Les procédures de transport et les éventuelles besoins de restaurations, nous contraignent à retirer les œuvres prêtées, normalement exposées dans les collections permanentes plusieurs semaines avant et après les dates des expositions.Dans l'objectif de donner à voir l'ensemble de nos collections au public, les espaces laissés par les œuvres en prêts, sont dans la mesure du possible, comblés par des œuvres conservées habituellement en réserve.

OEUVRES EN RESTAURATION

Conserver et restaurer les œuvres de nos collections font parties des missions d'un musée. Chaque année, le musée fait restaurer une ou plusieurs œuvres.

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