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Architecture

La ville du Roi Soleil

Versailles demeure l'exemple d'une ville née de la volonté d'un homme, le Roi Soleil. La cité royale fut, dès son origine, conçue comme un complément indispensable du Château. Les étapes et la formation du développement de la cité sont intimement liées aux séjours du Roi et de la Cour.

Le plan de la cité est organisé autour de la fameuse "patte d'oie" : trois larges avenues irriguant la ville et convergeant vers le château. Saint-Pétersbourg, Karlsruhe, Washingtown reprendront ce modèle d'urbanisme avec succès.

A ses débuts, la "ville neuve", se niche au nord entre le Château et l'étang de Clagny. De ce Versailles de la première moitié du règne de Louis XIV subsistent quelques précieux témoignages : les anciennes Ecuries du Roi et le Pavillon des Sources. Les façades colorées déclinent le style de l'époque. Leur élévation fixe la norme jusqu'à  la fin du XVIIIème siècle. Selon le "règlement de Robert de Cotte" (1715), les propriétaires doivent respecter "la symétrie réglée par sa Majesté" : la hauteur des maisons est strictement limitée à  un rez-de-chaussée, un étage noble et des combles brisées "à  la Mansart".

L'oeuvre de Hardouin-Mansart

Une nouvelle phase s'ouvre avec l'installation définitive du Roi et de la Cour en 1682. Élevées en un temps record (de 1679 à  1682), sur les plans de Jules Hardouin Mansart, les Écuries royales, bordant la place d'arme, forment l'ossature de la ville.

En fait, Jean Hardouin Mansart est partout : il dote la ville d'une paroisse royale, l'église Notre-Dame. Pour sa construction, il s'inspire des modèles romains de la Contre-Réforme, et de quelques réalisations parisiennes du règne de Louis XIII (Saint Gervais, Saint Paul-Saint Louis). L'Orangerie et le Couvent des Récollets sont également élevés par l'architecte du Roi Louis XIV. La destruction des derniers vestiges du Vieux Versailles permet de libérer les abords du Château. Le Roi peut ainsi faire construire par son architecte favori, le Grand Commun destiné aux services "de la bouche du Roi". Face à l'aile du Midi, ce monument monumental aligne ses quatre corps de logis autours d'une cour carrée. Quelques cinq cents fenêtres éclairent sa façade. Structure de pierre blonde, compartiments de briques et toits d'ardoises s'imposent pour ce large édifice fonctionnel.

Sobriété et monumentalité, harmonie des proportions sont les traits dominants de ce style classique qui, par son unité, marque désormais la cité royale.

Tournant du XVIIIème

Le XVIIIème siècle marque pour Versailles une période de croissance qui s'inscrit dans l'architecture.

Les constructions de l'hôtel du Bailliage et de la Geôle, à l'angle du Marché Notre-Dame, abritent le tribunal et la prison.

Les grands travaux d'urbanisme reprennent au sud et le quartier Saint-Louis acquiert son identité : au croisement de deux grands axes sont construites 416 baraques, toutes identiques (un rez-de-chaussée surmonté d'un toit d'ardoise) regroupées en quatre carrés, formant un ensemble architectural unique en France. Le développement rapide du quartier nécessite la construction de l'église Saint-Louis, selon les plans de J. Mansart de Sagonne (petit fils de l'architecte de Louis XIV). Ses lignes élancées, sa façade rehaussée de colonnes, sa coupole et ses bulbes dominent le quartier. Son architecture illustre la permanence du style italien.

Vers 1760, Louis XV fait construire une véritable cité administrative : les Hôtels de la Guerre et des Affaires étrangères à  proximité du Château. Les plans sont de l'ingénieur géographe Jean-Baptiste Berthier. Le bois est remplacé par la brique pour minimiser les risques d'incendie 

Retours de l'antique

La seconde partie du règne de Louis XV est marquée par la redécouverte de l'Antiquité. La chapelle des Catéchismes en est l'illustration. Elle est élevée par Trouard contre le flanc nord de l'église Saint Louis. Les formules antiques s'illustrent dans quelques belles réalisations : la Chapelle de l'Hôpital civil, l'étonnante Chapelle du Couvent de la Reine (Lycée Hoche), inspirée des modèles de Palladio, ou encore l'Eglise de Saint-Symphorien. Son plan basilical et l'austérité de sa façade soulignée par un péristyle se réfèrent aux temples gréco-romains.

Depuis 1789

La Révolution met fin à  la présence royale à  Versailles et à  150 ans de création et de constructions intenses. La ville se réveille avec l'arrivée du chemin de fer (1839). Les trois gares de Versailles permettent de suivre l'évolution de l'architecture dans ce domaine. Si la tradition classique s'impose à  la Gare Rive Droite, la modernité décide du choix du métal et du verre à  la gare Rive Gauche (1898) et des plans "années 30" de la gare des Chantiers (1932). Quelques réalisations de la seconde moitié du XIXème donne à  la ville l'aspect que nous lui connaissons : la Préfecture (1864-1867) respecte les structures des hôtels du Grand Siècle, tandis que l'architecte Le Grand semble avoir ignoré les règles du Versailles ancien pour la construction de la nouvelle Mairie.

Aujourd'hui

L'architecture est restaurée ; les quartiers anciens sont insérés dans la vie moderne. Versailles prépare son entrée dans le XXIème siècle.

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