Ma ville

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Préfiguration du Versailles de demain

Versailles est constituée pour moitié d’espaces verts. Au-delà du domaine du Château, du Potager du Roi, du parc Balbi, du domaine de Madame Élisabeth, de nouveaux jardins réalisés depuis 2008 et pas moins d’une trentaine de squares, la Ville bénéficie d’un environnement forestier propice au tourisme vert : forêt domaniale de Fausses-Reposes, parcs forestiers de Picardie, de la Porte Verte ou des Nouettes, bois des Gonards, bois de Saint-Martin, bois du Cerf-volant à Satory... En y ajoutant les forêts domaniales en périphérie, ce sont ainsi 4449 ha de forêts à proximité directe qui offrent aux Versaillais un patrimoine naturel et historique exceptionnel.

Afin de renforcer cette harmonie entre la ville et le vivant, de nombreux projets vont être réalisés au cours des prochaines années : créations de nouveaux quartiers respectueux de l'environnement sur les sites des Chantiers, de Satory et de l’ancienne caserne Pion, aménagement d’une grande allée végétalisée menant à Villepreux dans le prolongement de l’axe du Grand Canal, achèvement de la Ceinture verte en milieu forestier, réalisation de jardins dans les quartiers Moser et Bernard-de-Jussieu... Une modernité, facteur de renouvellement d’image et de dynamisme économique, qui plonge ses racines dans l’histoire de notre ville.

Les jardins de l’ancien Hôpital Royal Richaud

Création de trois jardins publics en centre-ville

Les jardins architecturés de l’ancien Hôpital Royal Richaud en cœur de ville sont réalisés par les paysagistes François Neveux et Bernard Rouyer, dans le cadre d’un programme d’aménagement conduit par Jean-Michel Wilmotte et l’architecte en chef des monuments historiques Frédéric Didier. Le projet prévoit la création de trois jardins publics, chacun ayant sa propre singularité. Élément significatif du renouveau versaillais - 28 000 m² - cet ancien centre hospitalier datant de la fin du XVIIIe qui appartenait autrefois à l’État constitue aujourd'hui l’un des plus importants projets français de réhabilitation de cœur de ville.

Cour & jardin des senteurs

Réhabilitation de bâtiments à l’abandon face au château en un ensemble de jardins, passages, logements et boutiques

Située en contrebas de la place d’Armes, cette restauration est une création urbaine inédite de la ville qui a mis à profit un ensemble de bâtiments à l’abandon, restaurés autour de cours intérieures entre les rues de la Chancellerie et du Vieux Versailles. Pour réaliser ce projet, la Ville a d’abord négocié le rachat d’une parcelle appartenant à l’armée, permettant de relier la rue des Récollets au passage du même nom, puis a lancé un appel d’offre pour trouver un repreneur qui s’engage à restaurer les bâtiments dans le cadre d’un programme mixte comprenant logements et commerces. La proximité du Château a inspiré le choix de la thématique des parfums pour faire découvrir aux visiteurs une autre histoire de Versailles, haute place des senteurs depuis le XVIIIe siècle. Aujourd'hui, sanctuaire des fragrances grâce à la présence de l’Osmothèque, conservatoire mondial des parfums, et à l’implantation depuis 1974 de l’ISIPCA, célèbre école fondée par Jean-Jacques Guerlain, Versailles continue d’être une référence dans ce secteur en formant les parfumeurs et les spécialistes des arômes du monde entier. Cet aspect mémoriel du projet, réalisé par l’architecte Philippe Pumain et le paysagiste Nicolas Gilsoul, a permis de développer un espace pédagogique en accès libre et un jardin olfactif. La livraison de cet ensemble en mai 2013 a permis de revitaliser un secteur proche du Château, en même temps qu’il a contribué à désenclaver le quartier historique Saint-Louis. La Cour des Senteurs développe maintenant une nouvelle dynamique et abrite aujourd’hui deux boutiques (Atelier saveurs, Inédite toile de Jouy), un restaurant gastronomique (la Table du 11) et un salon de thé (Salon sur cour) davantage tourné vers l’art de vivre à la française.

Les passages végétalisés et promenades

Depuis 2008, 8 passages favorisant la porosité urbaine et les circulations douces ont été créés

Les travaux menés par les dix équipes d’architectes et d’urbanistes lors de la consultation internationale sur le Grand Paris ont tous mis l’accent sur l'importance de la porosité de la ville de demain, un moyen de régénérer le tissu urbain et d’accroître les déplacements par des liaisons et des circulations douces. Les passages piétons, respirations qui rendent Versailles plus vivante, sont une longue tradition. Leur multiplicité voulue pour favoriser la fluidité en ville s’appuie sur deux vecteurs : le renforcement du lien social et le développement économique.
Le passage de l’Abbé Picard qui relie l’avenue de Paris et l’entrée du stade Montbauron répond à la volonté de désenclaver ce quartier, en facilitant l’accès à l’ensemble des équipements sportifs du stade.
Le passage de la rue Ploix relie le quartier des Chantiers à celui de Porchefontaine. Il a bénéficié d’une réfection de l’éclairage public doté d’une nouvelle technologie plus écologique.
Le passage de la gare des Chantiers composé d’une passerelle et d’un cheminement piétonnier réalisé par l’agence Arep, ouvre la gare au sud pour assurer une connexion directe avec les nouveaux arrêts de trains et de bus. Grâce à cet aménagement, il est possible de rejoindre la gare sans passer par la rue des Chantiers et la place Raymond Poincaré.
Le passage des Grandes Écuries longe l’arrière des Grandes Écuries du Château. Dans le cadre de son partenariat avec la Ville, l’école d’art mural de Versailles a réalisé en 2014 un vaste trompe-l’œil sur une palissade de 130m2 représentant l’intérieur des Grandes Écuries et les chevaux Cremolo de l’Académie équestre de Bartabas.
Le passage des Étangs Gobert s’inscrit dans le cadre de la requalification du quartier des Chantiers et permet de reconnecter le quartier Saint-Louis à la future gare. Le traitement paysager respecte de la biosphère installée depuis plusieurs décennies.
Les allées Richaud, Claude Érignac et Jean-Paul II contournent l’enceinte de l’ancien hôpital du même nom et créent ainsi une perméabilité entre le quartier Notre-Dame, son marché et le boulevard de la Reine.
La promenade olfactive de la Cour des Senteurs. Ce passage et ce jardin permettent de décloisonner le quartier historique de Saint-Louis en reliant la place d’Armes au Potager du Roi par la Salle du Jeu de Paume.

L’allée des Mortemets

Restauration d’un axe historique de 3,2 km imaginé par André Le Nôtre

Mettant à profit la célébration du tricentenaire de la mort de Le Nôtre, la Ville de Versailles a pu lancer le processus de requalification des Mortemets. Cette vaste friche à l’abandon rattachée au domaine du Château a bénéficié de cette re-création d’une allée imaginée par le célèbre paysagiste de Louis XIV qui relie désormais la Pièce d’eau des Suisses à l’actuel site de l’INRA, aux portes de la ville de Saint-Cyr-l'École. Conduite dans un délai record, cette importante opération a été réalisée sous les directives de Pierre-André Lablaude, architecte en chef des Monuments historiques. Elle a été permise grâce à la coopération entre la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc, maître d’ouvrage du projet, l’établissement public du Château de Versailles, gestionnaire du site, le ministère de la Défense, l’Agence des espaces verts de la Région île-de-France, principal financeur du projet, et le Conseil général des Yvelines. Aujourd’hui, cette magnifique allée est devenue un lieu très fréquenté par les promeneurs et les sportifs.

La ceinture Verte

20 km de Circulations douces en milieu forestier et allées arborées autour de la ville

Afin de créer un lien entre les nombreux espaces forestiers et paysagers, ce vaste projet permettra d’effectuer un tour complet de la ville en restant en forêt ou en allées arborées. Une fois achevée, la Ceinture verte offrira 3 000m2 d’espaces naturels urbains et 40 000 m2 d’espaces naturels forestiers réhabilités. L’objectif est de favoriser la présence de la biodiversité et de préserver l’environnement. Cette ceinture permettra également de relier les espaces naturels péri-urbains (Pièce d’eau des Suisses, potagers familiaux, allées arborées, parc Balbi, Potager du Roi…) avec le bois de Satory.

L’allée royale de Villepreux

Prolongement et réaménagement d’un axe historique de 5 km du grand Canal jusqu’à villepreux

Prolongement du Grand Canal, cet axe s’inscrit dans la "Grande perspective"  imaginée par André Le Nôtre de part et d’autre du Château. Elle commence dès le Bassin d’Apollon par le "Tapis vert", esplanade de gazon qui descend vers le Grand Canal. Au-delà, l’allée part du rond-point dit de "l’Étoile royale" et traverse les communes de Versailles, Saint-Cyr-l’École, Fontenay-le-Fleury, Rennemoulin et Villepreux. L’Allée royale était la principale des cinq allées partant en faisceau depuis l’ Étoile royale, formant un ensemble paysager majestueux qui fut comparé à "la main du roi se posant sur son territoire ". Après être tombé dans l’oubli, cet axe fait désormais l’objet d’un ambitieux projet de restauration par la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc. L’étude de réhabilitation a été confiée à l’architecte paysagiste Thierry Laverne, le relais étant pris par la paysagiste Florence Mercier pour la réalisation d’un réseau de pistes cyclables structurant.

Le plateau de Satory

Requalification d’un site de 120 ha et implantation d’un quartier mixte paysagé, aéré et équilibré

Le territoire du plateau de Satory situé à l’ouest de la route départementale 91 est inclus dans l’ Opération d’intérêt national (OIN) de Paris-Saclay. L’Établissement public Paris-Saclay (EPPS), qui a la compétence d’aménagement sur cette zone, a lancé avec la Ville la création d’une Zone d’aménagement concerté (ZAC) pour l’implantation d’un quartier mixte (logements, équipements et pôle d’enseignement supérieur, de recherche et de développement économique) autour de la mobilité du futur et des écotechnologies. Desservi vers 2030 par une gare de la ligne 18 du métro du Grand Paris Express, Satory deviendrait ainsi le second pôle de l’OIN après Saclay, au fur et à mesure de la libération des terrains par le ministère de la Défense. Une étude d’urbanisme conduite par Michel Desvigne a été retranscrite dans le cadre d’une charte urbaine et paysagère destinée à garantir le développement d’un quartier aéré et équilibré. À l’est du plateau, la Ville souhaite par ailleurs que les ministères de la Défense et de l’Intérieur puissent rénover les logements anciens du camp militaire (casernes Fesch, Delpal et Koufra) du plateau et s’emploie à accompagner les administrations dans cette opération de requalification.

Le site de l’ancienne caserne Pion

Reconversion d’un ancien site militaire désaffecté de 20 ha en un quartier respectueux d’un environnement sensible

La caserne Pion, ancien site militaire désaffecté de 20 ha situé à l'extrémité sud-ouest du parc du Château en limite de Saint-Cyr-l’École, a été acquise en 2011 par l’Établissement public foncier des Yvelines (EPFY) pour le compte de la Ville, qui lui a confié la démolition des constructions existantes et la dépollution pyrotechnique des sols. La proximité du parc du Château et de l’aérodrome de Saint-Cyr rendent complexe l’aménagement de ce site. Protégé par des contraintes d’urbanisme importantes, ce lieu conservera de larges espaces verts. Les choix urbanistiques et architecturaux devront donc être respectueux de cet environnement et de son histoire. Missionnée par la Ville, l’équipe constituée par Jean-Louis Subileau, urbaniste de renom, Michel Devignes, paysagiste de réputation internationale et l’architecte Philippe Prost, lauréat de l’Équerre d’argent 2014, ont présenté leurs propositions au territoire. Après être tombé dans l’oubli, cet axe fait désormais l’objet d’un ambitieux projet de restauration par la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc. L'étude de réhabilitation a été confiée à l’architecte paysagiste Thierry Laverne, le relais étant pris par la paysagiste Florence Mercier pour la réalisation d’un réseau de pistes cyclables structurant.

L’avenue de l’Europe

 

 

Réaménagement paysager d’un axe majeur entre deux avenues royales

Ce réaménagement, entre deux avenues royales, valorise le potentiel patrimonial du site, renforce la continuité du réseau de circulation et favorise l’insertion de cet îlot dans la trame urbaine, sans amoindrir l’équilibre des avenues royales qu’ils traverse. La création d’une piste cyclable sur le trottoir ouest permet d’obtenir une continuité du cheminement des circulations douces, sans rupture entre l’avenue de Paris et l’avenue de Saint-Cloud.

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Les jardins familiaux

 

 

Aménagement de jardins partagés et familiaux au coeur du quartier Moser

Précurseur en matière de logement social dès la fin du XIXe siècle, notamment grâce à la présence de patrons philanthropes, Versailles adhère aux premières expériences de logements sociaux relayées, après 1945, par la réalisation de grands ensembles inspirés par la mode des cités jardins. Cette tradition d’habitat social se poursuit par l’aménagement au cœur du quartier Moser d’une ancienne cour d’école goudronnée en 15 jardins familiaux, un jardin partagé et un jardin public agrémenté de tables de pique-nique et de massifs fleuris.

La Villa Le Nôtre

Première résidence internationale de paysagistes dans l’ancien potager royal

Pensée sur le modèle de la Villa Médicis, cette résidence accueille des talents prometteurs ou confirmés. Hébergée par l’École nationale supérieure du paysage de Versailles (ENSP) au sein de l’ancien potager royal, elle permet de développer une plate-forme de rencontres et de savoirs sur toutes les cultures paysagères.

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