Mairie

{$temp.oBarreOutils.print}

L'édito du mois

Juin 2018

Au moment d’écrire ces lignes, nous apprenons que Versailles a été classée à la toute première place dans la grande enquête du Parisien sur la qualité de vie offerte aux familles. Cette nouvelle distinction est le résultat d’une série de facteurs positifs, mais aussi des stratégies mises en œuvre par la Ville depuis des années: l’offre culturelle riche et diversifiée, la qualité de l’enseignement, l’importance de l’environnement végétal, la sécurité et l’accessibilité des transports vers Paris.

Après avoir consacré nos derniers numéros au développement économique et à la politique environnementale, le Mois Molière est l’occasion de faire un point sur notre politique culturelle. S’il y a une spécificité que l’on reconnaît en effet à Versailles, c’est celle d’être une ville de culture. Un rayonnement exceptionnel qui dépasse le seul domaine des arts comme en témoigne l’invitation au Château des grands capitaines d’industrie du monde par le Président de la République, ou, plus récemment, à l’initiative de patrons français, d’une rencontre avec leurs homologues chinois.

Comment donc concilier l’ambition avec la modération budgétaire ? C’est la question qui se pose à nous chaque année.

Un tel atout est une valeur qu’il nous faut entretenir. Certes, dans les grandes difficultés budgétaires du moment, nous avons également la nécessité d’être particulièrement vigilants sur nos dépenses. Comment donc concilier l’ambition avec la modération budgétaire ? C’est la question qui se pose à nous chaque année.

J’ai toujours eu pour ma part la conviction très profonde que plus les périodes étaient difficiles, plus il était nécessaire d’avoir des lignes claires. À Versailles, nous avons ainsi trois axes majeurs de politique culturelle: le premier est la formation et la transmission. Nous n’avons pas sacrifié nos institutions culturelles que ce soit le conservatoire, le Théâtre Montansier, dont la programmation est aujourd’hui exemplaire, l’École des Beaux-arts, l’Université inter-âges, l’aide au Centre de mu- sique baroque, le soutien aux associations. Le second est la valorisation d’un héritage exceptionnel. En dix ans, le patrimoine architectural de la ville a été considérable- ment rénové; nous avons multiplié les expositions sur des thèmes historiques, valorisé le fonds du Musée Lambinet, ouvert au public la Salle du Jeu de Paume en accord avec le Château, développé les trompe-l’œil sur le mobilier urbain, etc. Le troisième, moins évident mais ô combien indispensable, est le soutien à la création. Il est plai- sant de constater que même les plus réservés reconnaissent aujourd’hui qu’entre la French Touch et les nombreuses troupes de théâtre issues de Versailles et de son festival, quelque chose se passe dans notre ville. La réponse à cet apparent paradoxe est en réalité assez claire : notre ville est un terreau fertile car la culture fait partie des valeurs éducatives des familles versaillaises.

Notre vie culturelle municipale est désormais rythmée par des manifestations qui célèbrent les diverses facettes de cette richesse : Histoire de Lire, Esprit jardin, Versailles au son des orgues, Versailles Jazz Festival, Parcours dans l’art actuel, Electrochic, Nuit de la Création, Journées du Patrimoine, et bien sûr le Mois Molière qui fêtera cette année sa 23e édition. Avec plus de 350 représentations dans soixante lieux, des spectacles professionnels de référence, ce dernier rend plus que jamais la culture accessible à tous.

Je vous souhaite un bon festival.

François de Mazières 
Maire de Versailles
Président de Versailles Grand Parc

{$temp.oBarreOutils.print}