Hôtel de Ville
4, avenue de Paris
RP1144
78011 Versailles Cedex
téléphone : 01 30 97 80 00
télécopie : 01 30 97 80 01

Accueil polyvalent
(état-civil, papiers d'identité,...) :
téléphone : 01 30 97 81 10

Lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 8h30 à 17h
Mardi de 8h30 à 19h00*
Samedi de 9h à 11h30*

*Pas de permanence les mardi soir et samedi matin en juillet et en août

Vous êtes ici :  Accueil  >  Tourisme

Un appartement du XVIII

Envoyer par mail Imprimer la page

Construction de l’hôtel Lambinet

Joseph Barnabé Porchon, entrepreneur des bâtiments du roi, acheta en 1751 une part de lotissement située au nord de la rue Neuve-Notre-Dame (aujourd’hui rue Baillet-Reviron). Il y fit bâtir un hôtel particulier pour lequel, comme l’écrit Pierre Breillat (Ville nouvelle Capitale modèle Versailles) : « Il était bien placé pour faire travailler, sur les plans d’Elie Blanchard, les meilleurs ouvriers de l’époque ». Le fruit de leur labeur est ce bijou de l’architecture, dont les boiseries du salon doré, au premier étage, furent classées monument historique dès 1944.

Généralités sur l’appartement du XVIIIe siècle de l’hôtel Lambinet

Un appartement est, chez les grands personnages du XVIIIe siècle, une succession de pièces réservées à l’usage d’une personne. L’hôtel Lambinet est de taille plus modeste que les hôtels dans lesquels le maître et la maîtresse de maison ont chacun leur appartement. Cette différence d’échelle permet de penser qu’ici un appartement pouvait peut-être être occupé par un couple, bien que l’hôtel dans son ensemble soit destiné à abriter une famille au sens large du terme, c’est-à-dire plusieurs cellules familiales et éventuellement autour d’elles des parents, des alliés, des protégés. Cette conception de l’hôtel comme lieu de résidence commun à plusieurs foyers a conduit, dès le XVIIe siècle, à louer par parties de nombreux hôtels. Le propriétaire d’un hôtel particulier pouvait en louer un appartement, un corps sur rue, ou bien un étage. La famille Lambinet, propriétaire de l’hôtel depuis 1852, en a d’ailleurs utilisé une partie comme immeuble de rapport. Le plan des pièces autour du salon doré a permis de proposer une hypothèse sur leur destination, hypothèse qui a servi de base à l’évocation proposée aujourd’hui. La présence des boiseries permet d’attribuer sans hésitation leur destination au salon et aux chambres. Nous proposons d’identifier la pièce de réception ouvrant sur le salon à une salle à manger, dont il est fait mention par un document d’archives du début du XIXe siècle, la situant au premier étage de l’hôtel Lambinet. Une petite pièce, mitoyenne du salon, est assimilée à un cabinet, où l’on traite ses affaires, où l’on étudie, où l’on converse en particulier. Le cabinet a un caractère plus privé que le salon. Enfin, la petite pièce faisant transition entre l’escalier et la salle à manger pouvait jouer le rôle, soit de simple dégagement, soit d’antichambre. Dans l’antichambre, on recevait en principe tout le monde, même le tout venant. C’est là que les gens du dehors attendaient avant d’être introduits dans une pièce de réception de l’appartement. Le parti général de présentation de ces pièces est d’évoquer une atmosphère de la fin du XVIIIe siècle, et d’imaginer que nous nous trouvons dans l’appartement de Monsieur Porchon et de son épouse.