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Le Conseil municipal de Versailles est composé de 3 groupes qui disposent chacun de leur propre espace d’expression dans cette rubrique.
Les trois groupes sont
Les textes de cette page reproduisent intégralement les "tribunes libres" du magazine de la Ville ouverte aux groupes formés au sein du Conseil municipal.
Ils n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.
La santé est une question qui concerne tous les Versaillais: Les crises sanitaires, le déremboursement de certains médicaments ou actes de soins, la pénurie croissante de professionnels de santé en ville peuvent être source d’inquiétude pour les habitants de notre Ville. Or notre territoire a la chance de disposer de nombreux équipements de soins de qualité tels que la Clinique de la Porte Verte dont la réputation n’est plus à faire sur les questions de gériatrie, Claire Demeure sur les soins palliatifs, la Polyclinique de Versailles (Franciscaines et La Maye), le CHV et les deux centres de soins infirmiers. Notre territoire dispose (encore) de généralistes et spécialistes attentionnés et au service de leurs patients. Cependant, l’augmentation de la fréquentation des urgences et l’émergence de nombreuses situations de difficultés d’accès aux soins ont conduit l’équipe municipale à s’interroger sur le rôle de la Ville dans l’accès aux soins de sa population. La nouvelle organisation de la santé, installée par la loi « Hôpital Santé Patient Territoire », a confié à l’Agence Régionale de Santé d’Île-de- France les arbitrages à faire sur ce territoire. Trois élus municipaux ont souhaité participer à cette nouvelle organisation en représentant la Ville de Versailles, notamment dans la commission prévention. Afin de pouvoir répondre avec pertinence à ces questions, lamunicipalité a jugé opportun de créer un « conseil local de la santé ». Ce conseil constitué d’élus, de professionnels de soins de ville, et de gestionnaires de structures, a déjà rendu un avis sur le Projet stratégique régional de santé: Développer les actions en santé mentale (psychiatrie infantile, psychiatrie auprès des adultes en grande précarité et prévention des troubles précoces) Assurer le « prendre soin » de la personne fragile âgée, handicapée, en précarité par la formation de tous les acteurs médicaux et paramédicaux à cette dimension humaine; Harmoniser et coordonner l’accès aux soins. Les difficultés d’accès aux soins par les personnes handicapées et âgées tiennent notamment au financement aléatoire du transport vers les différents lieux de prise en charge sanitaire ou médico-sociale. Améliorer la coordination du secteur hospitalier public et privé avec les acteurs de l’ambulatoire par la mise en place d’un partenariat efficient autour de la prévention et du suivi des patients. D’autres questions ont été soulevées telles que lemaintien des soins à domicile aux personnes isolées, handicapées et âgées. La Ville, par l’intermédiaire de son CCAS, et de son Service de soins à domicile (SSIAD) s’engage fortement auprès de ses habitants pour préserver le choix des personnes souhaitant rester à domicile en demandant l’extension prochaine du service pour les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit en effet, pour nous, d’être présents et acteurs là où se décident les réponses aux préoccupations des Versaillais en situation de fragilité.
La Majorité municipale |
Depuis 2008 et notamment lors des débats d’orientation budgétaire nous avons sans cesse souligné ici combien la démarche des chefs du gouvernement de l’État mettait et allait sans cesse davantage mettre en péril la démocratie communale et locale (nous y reviendrons plus tard), les ressources de Versailles et, au delà, des collectivités territoriales. Trois ans après, la situation est devenue d’une gravité considérable,pour Versailles.Le rapport présenté par la Droite pour le débat budgétaire 2011 ne peut pas ne pas en décrire(pages1à7)des traits essentiels et très inquiétants. Quelle perspective ce document présente-t-il pour l’avenir en regard du cours de choses dominant depuis 3 ans? Il indique et propose diverses mesures sociales, urbanistiques, culturelles; ou encore en matière de voirie, d’équipements sportifs ou scolaires, de grands aménagements.Mesures utiles et que nous pourrons soutenir. Mais (question urgente et centrale)par quels moyens financiers,agir en 2012?«La recherche d’économies constitue la première source de financement depuis le début de la mandature » déclare la Droite municipale. Certes, mais « la recherche d’économies » en soi et pour soi, peut elle être la réponse en regard du cours des choses imposé aux communes, aux collectivités par les gouvernants et leurs associés du MEDEF, des banques, des «marchés financiers » ? C’est ce cours des choses qui domine depuis des années avec une efficience nocive qu’il est indispensable de situer,et de changer profondément. Il a profondément déséquilibré les finances publiques de la France et d’autres pays. La CNUCED de l’ONU vient de le souligner avec force. Face à la crise capitaliste cette politique en actes dans les plus puissants États «occidentaux» a sans cesse déployé les deux aspects de sa démarche. D’un côté ce sont des aides, des soutiens, des faveurs financières et fiscales aux banques et aux investisseurs des marchés financiers,del’autrecesont les«rigueurs» multiformes pour les salariés, les travailleurs indépendants, les PME, les besoins sociaux, les services publics. Cette politique asphyxie la croissance,elle fait maigrir les rentrées de l’État, et nous met en face d’un tsunami dans notre économie (Les Échos 13/9/11), celui d’une vaste récession. Les communes, les collectivités locales, (elles qui réalisent 72% de l’investissement civil!) sont frappées massivement: régression incessante, « gel » de longue durée des dotations financières (dues par l’État au titre du fonctionnement des services à la population et nécessaires aussi aux investissements), dominent. Combien notre commune a-t-elle perdu depuis 3ans dans ce cadre?Il y a aussi la suppression de la taxe professionnelle sur les grandes entreprises (cadeau de 8 milliards), peu et confusément remplacée avec une perte de 8milliards pour l’État et de 7 milliards pour les collectivités. Et que deviennent les possibilités d’emprunts d’une commune, si on laisse faire les banques (Axa, La Sté Générale, BNP) qui jugent désormais les prêts aux collectivités « peu rentables » (cf. Les Échos 01/8/11) et les « désertent », ou les écrasent (tout en bénéficiant des prêts à des taux très bas de la banque centrale européenne) de taux très élevés?
Versailles Autrement - La Gauche Unie |
Je dois être naïf, car j’ai toujours trouvé bizarre que la préférence nationale ait mauvaise presse sous prétexte que la formule avait été adoptée par le parti de Jean-Marie Le Pen, qui ne l’avait cependant pas inventée. La préférence nationale est parfaitement républicaine. Elle est inséparable de l’idée de nation. Elle touche à la préservation de notre identité, comme l’a fortement exprimé le général de Gaulle: “C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.” Voulez-vous d’autres références aussi irréprochables? Elles abondent. Paul Doumer: “N'écoutez pas les sophistes qui professent un cosmopolitisme dissolvant, qui nient la patrie et qui répudient le devoir. Ce sont des ennemis publics. S'ils étaient suivis, ils précipiteraient la France vers la décadence et la mort, comme leurs aînés ont fait de la Grèce et de Rome.” Je n’ai donc pas été choqué, au contraire, de la campagne “Acheter versaillais” lancée par le maire, auquel il sera beaucoup pardonné pour cette initiative, quelles que fussent, peut-être, les considérations électoralistes qui l’ont conduit à la prendre. La ville est un cercle d’appartenance infiniment plus petit que la nation, mais elle a aussi le droit et même le devoir de s’affirmer comme une communauté vivante en pratiquant la préférence locale. Oui, achetons versaillais ! N’est-ce pas du reste, bien souvent, dans notre intérêt bien compris d’éviter de faire de la route? Nous pratiquons pour notre part, ma femme et moi, cette indispensable préférence versaillaise, qui nous donne la satisfaction de rencontrer des commerçants avenants et chaleureux. La préférence pour le commerce versaillais est naturelle et légitime. Soutenons la campagne de la municipalité. Il serait tragique que le commerce versaillais dépérisse. Je pense notamment à la rue de Montreuil et au quartier Saint-Louis, qui sont menacés. Encore faut-il, pour que l’opération ne soit pas un coup d’épée dans l’eau, que l’urbanisme, la circulation et le stationnement soient repensés dans le but de revitaliser nos artères commerçantes. La révision du projet d’aménagement des Chantiers va dans le bon sens, mais il y a encore beaucoup à faire. L’U.R.V. a fait à cet égard une série de propositions, visant en particulier à tirer mieux parti de la ressource immense que représentent les millions de visiteurs du château.
| Henry de Lesquen |