Culture

Document du mois - Septembre 2021

Ecole maternelle, rue Carnot, vers 1910. 
Coll. ACV, 1 Fi 1491

De la paroissiale à la communale

En 1643, la mention d'une école paroissiale apparaît pour la première fois concernant un legs de Louis XIII à cette institution. Au XVIIIe siècle, des écoles de filles et de garçons sont créées, les unes par les Sœurs de Saint-Vincent de Paul, les autres par les Frères de la doctrine chrétienne. Mais la période révolutionnaire et le serment obligatoire à la Constitution poussent ces ecclésiastiques à quitter Versailles et laisse donc à la municipalité le soin d'organiser l'enseignement des jeunes enfants. Malgré son enthousiasme, la commune a bien du mal à conserver ses écoles et le retour autorisé des Frères en 1797 la soulage quelque peu.

L'an X (1802) marque une étape importante la loi prévoit que l'enseignement est à la charge des communes, le maître étant rétribué par une contribution des parents, excepté pour les plus pauvres d'entre eux. En 1830, on trouve à Versailles neuf écoles primaires accueillant 1714 élèves. En 1832, le conseil municipal retire la direction des écoles communales de garçons aux Frères qui décident d'ouvrir des écoles privées et gratuites, eux-mêmes étant rétribués non plus par la commune mais par la paroisse. La concurrence s'installe entre les deux formes d'enseignement.

La loi Guizot de 1833, en obligeant les communes à entretenir une école, à salarier et à loger un instituteur compétent -formé depuis 1830 à l'École normale de Versailles-, permet le développement de l'instruction primaire. L'effort de la commune est relativement important. Mais en 1850, le bilan reste très mitigé au vu des besoins, particulièrement pour l'éducation des filles : il existe alors seulement six écoles primaires de garçons et trois de filles. Pour pallier ce déficit, les écoles privées et les cours particuliers se sont largement développés : six écoles privées de garçons et six de filles existent en 1850 et le registre d'ouverture d'écoles montre que le nombre de ces établissements va en augmentant. Les trente années suivantes marquent la même tendance : la commune entreprend de réaménager et de construire des écoles mais relativement lentement, notamment par manque de moyens.

Lorsqu'interviennent les lois Ferry en 1881-1882, c'est une véritable "guerre scolaire" qui sévit à Versailles. Les écoles publiques créent alors toutes sortes de "services", afin d'offrir les mêmes avantages que le privé : le Sou des écoles, les cantines des écoles communales, les caravanes scolaires préludes aux colonies de vacances ou encore les bibliothèques scolaires. Malgré les efforts des municipalités successives, la commune manque cruellement d'écoles. En 1895, elle en compte dix (cinq de garçons, cinq de filles) qui réunissent 2029 élèves. En 1931, elle n'en compte que deux de plus pour 1800 élèves supplémentaires. Il faut attendre l'après-guerre et le mandat de maire d'André Mignot (1947-1977) pour que les constructions scolaires deviennent une priorité et se multiplient. Les bâtiments des écoles du XIXe siècle disparaissent au profit de nouveaux ensembles.

Aujourd'hui, la ville compte dix-neuf écoles primaires publiques et dix écoles primaires privées.

sources :

  • Les Mille-feuilles de la mémoire, Archives communales de Versailles, 2005.

en commande ici

Coordonnées

Archives communales de Versailles
Grande Ecurie du Roi
1 avenue de Paris
78000 Versailles

Téléphone : 01.30.97.28.80
Fax : 01.30.97.28.79
Courriel : archives.communales@versailles.fr