Culture

Document du mois - Mai 2021

H.L.M. [habitation à loyer modéré]. La cité des grands chênes, rue Rémont, vers 1956-1958.

Photographies Studio Marchal ; Studio Queste ; Office Public Communal d'HLM [et al.], Versailles.
Coll. ACV, 5 Fi 312/16

La cité des Grands Chênes

En février 1954, à la suite de l’appel en faveur des sans-logis de l’abbé Pierre, la municipalité décide la mise en chantier immédiate de logements de transition destinés à accueillir les familles des ilots insalubres du centre ville. Elle sollicite la générosité des Versaillais pour l’édification d’une « cité d’urgence » sur des terrains destinés initialement à l’implantation de nouveaux abattoirs, situés à Porchefontaine en bordure des bois du Pont-Colbert et de la rue Rémont.

Une souscription publique est lancée mais les fonds recueillis restent faibles. La Ville réaffecte les crédits prévus pour l’acquisition de l’Hôtel des Fermes et vote en avril 1954 le budget nécessaire à la construction de vingt logements économiques de première nécessité dont la gestion est confiée à l’office communal HLM.

L’entreprise versaillaise Magnard livre en janvier 1955 cinq bâtiments en alignement de quatre logements chacun. Des matériaux bruts, peu onéreux (béton, parpaings de ciment, plaques ondulées), pour de petites surfaces (34 m² pour un deux pièces), mais disposant d’un certain confort : chauffe-eau, douche et WC. Une seconde tranche de cent-huit logements est lancée en 1955 par l’office HLM pour compléter la nouvelle cité, baptisée les Grands Chênes.

Les familles seront relogées à partir de la fin des années soixante, en particulier dans les nouveaux ensembles (Moser, Jussieu) ou dans les communes alentour.

Après démolition progressive des bâtiments jusqu’en 1974, la cité laissera place à la résidence du Bois des Célestins construite par l’office communal en 1986 (atelier d’architecture et d’urbanisme versaillais Yvan Lohner et Alain Tayeau). Un nouvel ensemble pavillonnaire de quatre-vingt-seize logements bien intégré au quartier et pour lequel plusieurs voies d’accès sont aménagées et dénommées : rues Anatole-France, Delly, Jean-des-Vignes-Rouges, André-Jean-Vauchelle et Antoine-Thierry.

Sources

  • Chacun cherche son toit. Le logement social à Versailles du début du XXe siècle à la fin des Trente Glorieuses. Archives communales de Versailles, 2011.

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