Culture

Traité de Versailles : des préparatifs à la signature

Le 28 juin 1919, à l'issue de la Première Guerre mondiale, le traité de paix est signé entre l'Allemagne et les Alliés dans la galerie des Glaces du château de Versailles.

Revivez avec nous, cent ans jour pour jour, les préparatifs de la signature de ce traité historique.

Les travaux de la conférence de la Paix sont ouverts le 18 janvier 1919, le jour où en 1871 l'Empire allemand a été proclamé dans la galerie des Glaces. La Ville a organisé au cimetière Saint-Louis une cérémonie patriotique en l'honneur des combattants morts à Versailles. Le maire Henri Simon a remis des diplômes commémoratifs aux familles.

Le conseil municipal avait fait savoir de longue date que la Ville était prête à assumer le cérémonial de la signature du traité de Paix. Mais, après 52 mois de guerre, tout est à faire.

7 avril 1919

Suite à la convocation de M. Petitpas, président de la société des Fêtes versaillaises, à la commission municipale des Finances, un projet de fête pour le dimanche suivant la signature du traité est proposé au Maire le 7 avril 1919.

Le programme est composé d'évocation de faits patriotiques, historiques et militaires, mais aussi de récits, de chants, de poésies, avec pour apothéose des Grandes eaux au château de Versailles.

19 avril 1919

Après plusieurs années de guerre, la ville de Versailles doit se reconstruire. L'entretien général de la ville et du parc est à revoir.

Il en est de même pour l'éclairage public qui fait défaut, spécialement autour de la rue des Réservoirs où se trouvent les hôtels qui doivent accueillir les délégués allemands. La mise en place de lampes est projetée dès avril 1919 et leur installation, au frais du gouvernement, est faite par la société versaillaise de tramways électriques et de distribution d'énergie rapidement après.

25 avril 1919

La presse nous apprend que les trois premiers délégués allemands, avec une suite de six secrétaires et domestiques, sont arrivés le 25 avril au soir à la gare de Chantiers de Versailles. C'est M. Oudaille, commissaire spécial, et le colonel Henry, chef de la mission militaire française, qui les reçoivent et les mènent à l'hôtel des Réservoirs où ils séjourneront.

Cette arrivée aurait pu être à peine remarquée mais les journalistes de l'époque s'attardent sur deux points.

Le premier est que les plénipotentiaires allemands ne se voient pas comme des prisonniers et souhaitent se promener librement dans le parc de Versailles. Cette demande fait l'objet d'une attention particulière et le maire de Versailles est sollicité à plusieurs reprises pour traiter avec le Château sur la question.

Le second point est bien plus surprenant. Les journalistes insistent sur le fait que les délégués allemands apportent dans leurs bagages des crosses de golf. La chose fait sourire mais est aussi vue comme un signe que les allemands ne se sentent pas encore vaincus et qu'ils sont venus pour traiter.

27 avril 1919

Peu après l'arrivée des premiers délégués allemands, le maire de Versailles, Henri Simon, s'adresse à ses concitoyens par voie d'affiche. Ayant conscience que les événements de 1871 sont toujours dans les mémoires, il invite la population à avoir une attitude calme afin d'éviter tout débordement.

Le jour de la signature du traité est encore inconnu à ce jour, mais le Maire appelle la population à pavoiser les rues et bâtiments comme cela avait été le cas le 11 novembre 1918.

28 avril 1919

Lors de la séance du conseil municipal du 28 avril 1919, Monsieur le Maire de Versailles fait adopter le texte d’une lettre envoyée au Président du Conseil interallié dans laquelle il souhaite la bienvenue aux délégués des puissances alliées. Il informe aussi le conseil que les délégués allemands sont logés à l'hôtel des Réservoirs, l'hôtel Suisse et l'hôtel Vatel, et évoque également les difficultés rencontrées pour leur établir un périmètre de promenade dans le parc du Château.

Le Maire reçoit un mois plus tard une lettre de M. Dutasta, secrétaire général de la Conférence de la Paix, lui faisant part des remerciements du Président du Conseil pour ces vœux de bienvenue.

29 avril 1919

Le commissaire Oudaille, le préfet de Seine-et-Oise et le colonel Henry accueillent le 29 avril 1919 au soir le comte Brockdorff-Rantzau, ainsi que les plénipotentiaires allemands, à la gare de Vaucresson. Ils rejoignent, dans la foulée, l'hôtel des Réservoirs à Versailles dans lequel les délégués allemands sont logés.

7 mai 1919

Après plusieurs mois de préparation, les plénipotentiaires alliés vont enfin donner aux Allemands les conditions de la Paix. Trente à quarante automobiles amènent au Trianon Palace des délégués du monde entier. Il est 14h20 quand ils s'installent, les délégués allemands sont attendus pour 15h.

Il est exactement 15h03 quand les membres de la délégation allemande descendent de leurs automobiles pour gravir le perron de l'hôtel Trianon et pénétrer dans la salle du Congrès.

M. Clemenceau, président du Conseil supérieur interallié, prend la parole et explique la procédure adoptée pour les observations relatives aux conditions de Paix. Celles-ci seront exclusivement faites par écrit. Les conditions de Paix sont remises à l'Allemagne par M. Dutasta, secrétaire général de la Conférence, sous forme d'un livre de 400 pages.

Ayant posé l'exemplaire devant lui sans l'ouvrir, le comte de Brockdorff-Rantzau demande la parole pour lire une déclaration officielle dans laquelle il fait l'aveu de la défaite de l'Allemagne et reconnait la victoire de la France et de ses alliés.

Une fois terminé, M. Clemenceau demande si quelqu'un a encore des observations à présenter. Le comte de Brockdorff-Rantzau répond en français : " De notre côté, non. ". La séance est levée.

14 mai 1919

Il est évident que toutes les mesures d'ordre et de sécurité imposées posent quelques désagréments à la population versaillaise. Des routes sont barrées et certains commerçants affichent des recettes nulles. La population commence à faire des réclamations.

Il en est de même pour les transports publics. La société versaillaise de tramways électriques et de distribution d'énergie fait savoir à la municipalité que de nombreux voyageurs se plaignent de l'interruption depuis avril de la " ligne de Trianon " qui doit s'arrêter à la grille d'entrée du parc, située boulevard de la Reine.

25 mai 1919

Outre les secrétaires et dactylographes, les délégués allemands ont amené avec eux une équipe de cartographes, lithographes et imprimeurs. Cette équipe et leur matériel sont installés dans un train stationné en gare de Versailles Rive Droite. Ce train-imprimerie permet d'imprimer et de reproduire rapidement les documents préparés par le comte Brockdorff-Rantzau, notamment les contre-propositions allemandes remises le 29 mai par notes écrites.

16 juin 1919

A venir.

18 juin 1919

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24 juin 1919

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26 juin 1919

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27 juin 1919

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28 juin 1919

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30 juin 1919

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