Culture

Nuit de la Création 2021

Peinture, sculpture, vidéo, mise en lumière... Une soirée de découverte

Le samedi 2 octobre de 20h à 1h, la Nuit de la création est un rendez-vous privilégié pour découvrir le travail des artistes contemporains de notre territoire.

La Nuit de la création apporte une visibilité à la création contemporaine, rendue accessible à tous les publics grâce à sa dimension événementielle, sa gratuité et grâce aux actions menées d’information et de médiation.

9 sites à découvrir et une quinzaine de projets éphémères

Si le succès de l’événement se fonde sur le travail des artistes reconnus qui y participent, la Nuit de la création évolue aussi dans sa forme, à travers des partenariats renouvelés ou élargis avec l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur artistique présents sur le territoire. 9 sites ouvrent donc gratuitement leurs portes de 20h à 1h : La Galerie et l’École des Beaux-arts, l’Atelier numérique, l’Université Ouverte, le Musée Lambinet, l’Espace Richaud, le Carré à la Farine, La Rotonde, La Maréchalerie et l’UGC Roxane.

RETROUVEZ LA PROGRAMMATION COMPLÈTE :
 
CARRÉ À LA FARINE • MARCHÉ NOTRE-DAME
Intérieur Brut
Emmanuel Braudeau / Larmarck / Michaël Prigent

Concert performance par trois artistes et amis : le peintre versaillais Emmanuel Braudeau, le musicien, Justin Galimard alias Lamarck, et le dessinateur et graphiste Michael Prigent. Après 20 ans de collaborations artistiques, ils se rejoignent à la source de leur langage, à l’origine de la création. Une expérience totale où acrylique et fusain se mêlent, où musique électronique et peinture se percutent, se comprennent et se dansent. Du premier feu naît la braise, du fusain naît le dessin, du rythme naît la musique, et le tout révèle le langage de l’être, la figure de l'artiste.

Ouvert à partir de 11h. Performance à partir de 20h30.

 
ÉCOLE DES BEAUX-ARTS • 11, RUE SAINT-SIMON

La Balise : Nature Humain Urbain

L. RYD (Liam Raynaud)

Installation faite de béton et de bois, implantée en extérieur comme un trophée. Cette sculpture produite par un étudiant de l’EBA de Versailles montre que la ville n’est pas que béton. Elle est éclairée de manière à produire des ombres projetées qui lui donne une nouvelle vie et crée un imaginaire. La démarche de l’artiste vise à repenser la fonction de l’objet, le réinventer, en s’inscrivant dans le sillage du « Ready Made » de Marcel Duchamp.

Paysages sonores
Persefone (Philippe Thuillier)

La performance musicale du musicien et ingénieur du son Philippe Thuillier est une boucle audio réalisée in situ, à partir de sons du corps humain, parfois industriels, comme une transe chamanique du XXIe siècle, aux « vibrations thérapeutiques ». Ce décor sonore dessine un monde où la nature humaine et le numérique se confondent. L’homme machine ou bien la machine du cœur : ce voyage sonore le révèle.

Escape
Na Zhang

Installation qui mêle sculpture, vidéo et photo. Na Zhang, étudiant de l’EBA de Versailles, enferme des textes politiques dans des boules de terre, cuites au four, qui représentent le monde et les personnes avec lesquelles nous vivons. Ces boules sont placées dans des boîtes transparentes pour évoquer la surveillance dont les hommes font l’objet. Avec cette œuvre forte et singulière, cette artiste interroge le pouvoir, ses règles et les manières de remettre en question le système actuel.

Bouquets/images/mots
Groupe 6 Transversalité des arts

Douze plasticiennes de l’EBA de Versailles ont porté leur recherche sur les correspondances entre images et textes. Ce collectif a ainsi produit une balade visuelle entre des œuvres dont l’enchai¬nement semble fortuit mais dont la construction est fondée sur des simi¬litudes entre matières, couleurs, formes, compositions et mots. La resti¬tution prend la forme d’une projection vidéo accompagnée de lectures et de textes. La collection d’images est mise à disposition du public, invité à créer d’autres correspondances visuelles ou textuelles.

ATELIER NUMÉRIQUE • 8, RUE SAINT-SIMON
Eurydice ou la traversée de l’obscurité brûlante
Béatrice Socher

Dans cette série d’autoportraits, Béatrice Socher, étudiante de l’EBA de Versailles, s’approprie le mythe d’Orphée afin d’en créer une nouvelle version. Le retournement d'Orphée dans les enfers est devenu un acte de libération pour le personnage d’Eurydice, l'arrachant à son destin tragique d´éternelle muette de la littérature. Les prises de vue à travers un filtre rouge arrondi, proches d´une vision endoscopique, donnent à ces images un aspect hallucinatoire ainsi qu'une nouvelle dimension symbolique et poétique.

« Mes pas ont suscité les prestiges enfuis »
Mathilde Brébant, Veronika Leef et Michael Sousa de Barros

Ce vers extrait du poème « Versailles » d’Albert Samain qui évoque le poids de l’histoire et l’atmosphère qu’il perçoit dans les parcs et jardins du château. Il a inspiré une installation aux trois artistes, tous élèves ou anciens élèves de l’EBA de Versailles. Peinture, vidéo et installation sont leur medium. Le projet fait écho à la place de la nature et les rapports que les êtres humains entretiennent avec elle. Deux vidéos sonores évoquent l’ambiguïté de la mise à disposition de la nature pour l’homme et l’inévitable destruction que cela engendre.

CINÉMA UGC - ROXANE • 6, RUE SAINT-SIMON

Faites le mur !

(Banksy, 2010, 1h23)

Personnage mythique de la scène graffiti, Banksy offre un regard différent, à la fois drôle, poétique, incisif et surtout revendicatif, dans un monde où nous sommes bombardés de messages publicitaires.

Présentation du documentaire par Jonas Ramuz, président et cofondateur de Quai 36.

20h45 - 22h

Tarif : 6,5€

 

 

MUSÉE LAMBINET • 54, BOULEVARD DE LA REINE

Tapis de JE

UTERC

Élève de l’EBA de Versailles, l’artiste créé une nouvelle pelouse, réalisée à partir de vêtements collectés et cousus ensemble avec des fils résistants. Ils recouvrent la pelouse tel un tapis de jeu ou une nappe de pique-nique sur laquelle chacun y projette ses propres souvenirs. Les références artistiques de l’artiste sont Daniel Buren, Cristo et Jeanne-Claude, Tadashi Kawama

ESPACE RICHAUD • 78, BOULEVARD DE LA REINE
Lavare
Dominique Castro

Artiste colombienne plurielle et étudiante l’EBA de Versailles, Dominique Castro propose une performance inspirée de la préparation des apôtres par Jésus-Christ avant la Cène. Celle-ci mêle action rituelle faisant participer le public, narration et chants mais aussi vidéo-projection. En interagissant avec les vi¬siteurs, l’idée est de casser certains clichés sur la ville de Versailles, territoire que tous peuvent s’approprier. Le matériel visuel recueilli à cette occasion permettra de poursuivre la réflexion sur l’appropriation par ses habitants d’un environnement chargé d’histoire.

UNIVERSITÉ OUVERTE • 6, IMPASSE DES GENDARMES
Terre à terre
Groupe 6 - Terre

Treize élèves et anciennes élèves de l’EBA de Versailles se sont réunies pour produire des pièces en terre sur le thème du végétal : empreintes d’écorces, de troncs, modelage de formes de graines, de tiges, de feuilles…Leur travail illustre le désir de reconnexion à la terre, dans une démarche collective. Leur choix se porte sur une terre très blanche et légère qui, après une seule cuisson, n’est pas émaillée pour garder son aspect brut et sa force visuelle.

(Dominique Bachelin, Isabelle Beaussant de Pas, Amélie Deboichet, Elkind, Christine Leepinlausky, Françoise Lever, Cécile Morain Verdier, Anne Papalia, Vanessa Perrien, Annie Poulet, Arielle Py, Claudia Roma-O’Brien, Sylvie Samanos et Chuyue Wang)

La (vraie) nature se cache dans les détails
Groupe 6 et En pleine nature

Au cours de promenades à travers la France (Corse, Norman¬die, Alpes, Sologne ou Île-de-France), dessins, gravures, peintures et pho¬tographie ont surgi pour former la fresque du « groupe 6 » - (maintenant 16 artistes, élèves et anciennes élèves de l’École de Beaux-arts de Versailles). Le travail amorcé au printemps - saison des transformations vé¬gétales – s’est prolongé pour perpétuer le processus créatif et saisir sur le vif ces moments naturels éphémères : cent nuances de verts sur la terre ou dans les frondaisons. Entremêlées, les créations originales montrent les brins et les branches, les lumières et les reflets, le bois ou le bord du chemin.

Cirque - Cie Circo Infinito

20h30, 22h15 et 23h30

Accueillie en résidence cette saison chez les Méli-Mélo à Porchefontaine, ils proposent ensemble une performance circassienne. Sur une musique de Philippe Thuillier, ce travail de recherche associe acrobaties, portés, jonglage et clown de théâtre. Inspiré par ce dernier qui n'existe que dans l'instant présent, le collectif réuni pour l'occasion, questionne l'impermanence.

LA ROTONDE • 5 RUE ROYALE
Pierre vivante, une colonne corinthienne
Baptiste Fizelier

Diplômé de l’École d’architecture de Versailles, le travail de Baptiste Fizelier est à la croisée de l’architecture classique, de l’histoire de l’art et du monde d’aujourd’hui. La colonne n’est plus un cylindre mais se compose de fûts carrés de calcaire blond. Tout en haut, le chapiteau est constitué de vraies feuilles d’Acanthus mollis, une plante vivace méditerranéenne aux feuilles larges et crantées. Un dialogue s’ouvre entre minéral et végétal, permanence et éphémère.

Materfiliae

Collectif familial composé d’une mère et de ses deux filles, Quitterie, Zélie et Thaïs Marquet-Ellis, toutes trois anciennes élèves d’écoles d’art (Académie des Beaux-arts de Bruxelles, École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art, Haute école des arts du Rhin à Strasbourg). Elles offrent une immersion dans leur intimité et leurs histoires personnelles, à travers portraits peints, photos de famille, objets-valises mais aussi une performance, symbole de liberté et de vitesse.

LA MARÉCHALERIE, CENTRE D’ART CONTEMPORAIN • 5, AVENUE DE SCEAUX, PLACE DES MANÈGES
Devenir Charpente
Collectif Clara

CLARA développe une recherche artistique à forte valeur contextuelle, expérimentale, collaborative et radicale. Le collectif est composé de quatre artistes aux recherches distinctes, Emmanuel Aragon, Samuel Buckman, Virginie Delannoy et Gilles Picouet. Ils reviennent ici aux origines de l’architecture par l’usage de formes primaires et de matériaux bruts, en écho à la charpente du centre d'art. En construisant un mur de longère bressane, ils questionnent l’expérience physique d’une architecture, d’un espace que l’on traverse et éprouve.