Culture

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Expositions

Viollet-Le-Duc, Croquis de voyage - du samedi 19 mai au dimanche 15 juillet 2018

EXPOSITION-DOSSIER

Le musée Lambinet dévoile à nouveau des trésors de ses réserves et propose une exposition- dossier conçue autour des 31 dessins d'Eugène Viollet-le-Duc conservés dans ses fonds. L'ensemble, parfaitement cohérent, sera complété par des prêts extérieurs provenant de la bibliothèque municipale de Versailles ainsi que de la Médiathèque du Patrimoine et de la bibliothèque de l'Ecole d'architecture de Versailles.

Ce n'est pas le Viollet-Le-Duc architecte et médiéviste qui sera présenté dans cette exposition mais un Viollet-Le-Duc voyageur, qui a su exprimer dans ses dessins une vision personnelle des paysages qu'il a observé.

Le fonds du Musée Lambinet permet en effet de suivre Eugène Viollet-le-Duc, depuis son périple d'étudiant en Italie en 1836, ses voyages dans le Massif central et les Pyrénées (1864-1866) puis les fréquents séjours dans les Alpes, à partir de 1868. Il permet aussi d'évoquer la contribution de Viollet-le Duc aux Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, publiés à partir de 1828 par le baron Taylor et Charles Nodier, et d'entrevoir la façon dont Viollet-Le-Duc mêle son regard d'architecte et de voyageur, proposant à la fois des détails d'architecture et des paysages.

Le voyage participe en effet de l'éducation au regard, de la pratique du dessin sur le motif, de la confrontation à un monde nouveau qu'il faut explorer. Viollet-le-Duc n'est pas le seul d'ailleurs à pratiquer le voyage dans cette optique. L'exposition comparera son travail avec celui d'artistes de la même période, comme Schotter Boys, Adolphe Hervier, Jean-Baptiste-Louis Hubert ou Jules Coignet, également représentés dans les collections du musée Lambinet.

Il est très intéressant enfin d'explorer ce lien très fort entre voyage et architecture, et la façon dont l'un se nourrit de l'autre, chez Viollet-le-Duc, jusqu'à aboutir à la réflexion sur une " architecture " de la montagne, mêlant un point de vue de géologue, de promeneur architecte, mais aussi de visionnaire en matière de restauration de monuments historiques. La montagne forme ainsi un point de rencontre avec John Ruskin, qui lui aussi admira tant les " cathédrales de la Terre ", mais développa un point de vue à l'opposé de Viollet-le-Duc sur la restauration du patrimoine.


Viollet-Le-Duc (1814-1879)

Né à Paris en 1814, Eugène Viollet-Le-Duc est un architecte français, autodidacte, parmi les plus connus du XIXème siècle. Après un voyage de formation en Italie en 1836-1837, Eugène Viollet-Le-Duc démarre sa carrière d'architecte restaurateur sous l'impulsion de Prosper Mérimée. De nombreux monuments historiques seront restaurés par lui tels que la basilique de Vézelay, le Mont Saint Michel, Notre-Dame, le château de Pierrefonds, ainsi que des demeures privées.Grand Montagnard, Viollet-Le-Duc a effectué plusieurs voyages dans les Pyrénées et les Alpes puisqu'il entreprit l'étude du Massif du Mont Blanc.


Le fonds Viollet-le-Duc au Musée Lambinet

Le fonds du Musée Lambinet est issu d'un don d'Alice Suréda, femme du peintre orientaliste versaillais, André Suréda (1872-1930). Ces dessins avaient été offerts par Viollet-Le-Duc à Alexandrine Suréda (1822-1891) son amie fidèle et grand-mère de Suréda. Elle accompagna Viollet-Le-Duc dans ses randonnées dans les Alpes et elle fut dessinée à de nombreuses reprises par l'artiste.

DOCUMENTS A TELECHARGER

> BROCHURE-CATALOGUE
> LIVRET-JEU
> COMMUNIQUE DE PRESSE

OUVERTURE EXCEPTIONNELLE SAMEDI 19 MAI DE 20H À MINUIT 

DANS LE CADRE DE LA " NUIT DES MUSÉES "

Dans le cadre de l'exposition consacrée à Viollet-le-Duc, le musée Lambinet proposera de nombreuses animations :

  • Une conférence de Jean Castex sur Viollet-le-Duc à 20h30
  • Des lectures scéniques sur les " paysages romantiques "
  • Une exposition de travaux de l'Ecole d'Art mural de Versailles (sous réserve)
  • Une intervention de la " Classe l'œuvre "
  • Atelier d'écriture pour les jeunes sur le voyage animés par le Labo des Histoires

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Durant l'exposition seront proposées des actions de médiation autour de Viollet-le-Duc, du dessin en plein air et du voyage romantique :

  • conférence le dimanche 10 juin sur les correspondances de Viollet-le-Duc, sources riches en renseignements, Par Jean-Philippe Chaumont, Conservateur en chef du patrimoine, chargé de mission à la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine
  • ateliers de dessin pour les adultes jeudi 31 mai et jeudi 21 juin à 14h15
  • ateliers pour les enfants les mercredis après-midi : 23 et 30 mai, 6, 13 et 20 juin à 14h15
  • visite thématique par l'Office de tourisme le dimanche 3 juin à 15h : Viollet-le-duc ; Croquis de voyages
  • Visites de présentation des objets du mois : dimanche 27 mai et dimanche 3 juin à 15h30

Expositions passées

Georges Gasté : un Orient sans mirages 1869-1910, Peintures et Photographies

Du 4 novembre 2017 au 4 mars 2018

Dans la grande famille des Orientalistes, Georges Gasté (1869-1910) est un peintre et photographe atypique : alors que le voyage en Orient servait le plus souvent à reproduire en atelier les fantasmes de quelques uns, cet artiste a pleinement vécu l'Orient, immortalisant en reporter inspiré les populations locales qu'il côtoyait, en Algérie, puis en Egypte et en Inde.Recherchant jusqu'à l'obsession l'émotion et la vérité, George Gasté a créé une oeuvre vibrante et forte, qui affirme un regard d'auteur d'une surprenante modernité, notamment dans ses photographies.L'exposition Un Orient sans mirages a été conçue comme une suite logique de celle que le Musée Lambinet a consacré du 20 mai au 16 juillet 2017 au peintre orientaliste André Suréda, composant ensemble une " saison orientaliste " à Versailles.

Commissariat : Aude de Tocqueville
Scénographie : Pierre David

Georges Gasté (1869-1910)
Né à Paris le 30 août 1869, Georges Gasté intègre l'atelier du peintre académique Alexandre Cabanel à l'école des Beaux-arts (1887-1890).À partir de 1894, il s'installe pour quatre ans à Bou Saâda, en Algérie puis, pour quatre ans encore, au Caire, avant de se fixer en Inde où il meurt prématurément le 12 septembre 1910. Travailleur infatigable et rêveur acharné, Gasté a nourri son inspiration de ses voyages : sa vie, à la croisée des civilisations chrétienne, musulmane et hindoue, fait écho à celles des rares peintres orientalistes qui choisirent de vivre l'Orient plutôt que de le rêver.L'exposition consacrée à Georges Gasté répond à un double objectif : raconter l'histoire d'une vie et d'une oeuvre confondues, mais aussi inviter des artistes contemporains, français et orientaux - Nadia Benchallal, Jean de Boysson, Jacques Chauchat, Hugues Decointet, Faisal Samra - à réagir à l'oeuvre de Gasté. Une manière de nous faire comprendre qu'à toutes les époques, des artistes ont créé des passerelles fécondes entre Orient et Occident, à l'image de ces peintures et photographies de Gasté, invitations au voyage, mystérieuses et poétiques, qui racontent un Orient à la charnière entre deux siècles, bien loin d'un mirage...

Catalogue en vente à l'accueil du Musée.

Documents à télécharger :

Dossier de presse
Journal de visite de l'exposition

Dix ans d'acquisitions au Musée Lambinet

Du 16 au 30 septembre 2017

" Nous ne le répéterons jamais assez, un musée qui ne s'enrichit pas est un musée qui meurt ", écrivait Pierre Rosenberg en 1996.

"L'histoire du musée Lambinet est jalonnée de grands dons venus enrichir ses collections : le legs de Charles Vatel en 1883, celui d'Eugène Asse en 1897, ou encore celui de Monsieur et Madame Guy en 2004. Les importants versements de la Bibliothèque municipale sont venus à leur tour compléter les fonds du musée, selon les grandes orientations qui se dégageaient alors : histoire de la ville de Versailles, histoire de la Révolution française, collections d'une demeure bourgeoise aux XVIIIe et XIXe siècles.

Les particuliers, Versaillais ou amoureux de Versailles, témoignent encore régulièrement de leur intérêt pour le musée en donnant des oeuvres tirées de leurs propres collections. Ils renforcent ainsi avec bonheur nos fonds de dessins, de peintures, de sculptures ou d'objets d'art.L'association des Amis du musée Lambinet, grâce à ses propres acquisitions, contribue elle aussi de façon remarquable à enrichir nos collections. Nous l'en remercions vivement. Elle joue un rôle unique et exemplaire dans la mise en oeuvre d'une politique d'enrichissement des collections, que complètent les acquisitions opérées directement par le musée auprès de marchands d'art ou de maisons de vente.

En présentant 10 ans d'acquisitions, y compris les plus récentes, le musée Lambinet se révèle sous les traits d'un univers en perpétuelle expansion, pour la plus grande satisfaction de ses visiteurs."

Jean-Marie Guinebert
Directeur des affaires culturelles
Directeur par interim du Musée Lambinet

Document à télécharger :

Brochure sur l'exposition

André Sureda : peintre de l'Orient

Du 20 mai au 16 juillet 2017

L'exposition André Suréda, peintre de l'Orient, a mis en lumière une centaine d'oeuvres, tirées essentiellement du fonds du Musée Lambinet ainsi que des collections de la Bibliothèque municipale de Versailles.Cette exposition présente l'importante collection d'oeuvres réalisées par l'artiste versaillais au début du XXe siècle en Algérie et au Maroc, fonds habituellement conservé dans les réserves du Musée Lambinet et rarement visible. Elle souhaite aussi montrer des oeuvres qui n'avaient pas été mises en valeur lors de la dernière exposition consacrée à l'artiste au musée Lambinet en 1983, exposition qui comprenait surtout des dessins et des estampes. Elle constitue une préfiguration de l'exposition consacrée par le Musée Lambinet à l'orientaliste Georges Gasté, à l'automne 2017.

André Suréda (1872 - 1930) : portrait d'un orientaliste du début du XXe siècle

Né à Versailles, grand voyageur tombé fou amoureux de l'Afrique du Nord à partir de 1910, André Suréda fut un artiste remarqué en son temps. Il expose chaque année lors du salon des artistes français, au salon d'automne ou au salon des Indépendants, mais aussi aux expositions coloniales de 1906 et 1922, et devient le chantre incontesté d'un orient rêvé qu'il étudie pourtant aussi à la manière d'un ethnographe.

L'art de Suréda vu sous différents angles

L' enjeu de l' exposition est de permettre au public de comprendre l' oeuvre de Suréda dans toute sa diversité. La première salle sera consacrée à la famille, à la formation ainsi qu'aux premiers voyages d'André Suréda. Sa technique originale et son rapport au colonialisme seront étudiés dans la deuxième salle, qui nous révèlera comment Suréda s'intègre dans le mouvement orientaliste. La troisième salle s'attachera à le suivre dans ses voyages, de l'Algérie à la Syrie. Son talent d'illustrateur sera aussi mis en lumière. Quant à la quatrième salle, elle est dédiée à la représentation de la femme, depuis l' étude jusqu'à l'idéal de la femme rêvée, ainsi qu'au regard d'ethnologue à l'encontre des communautés religieuses, des artisans, des esclaves, des mendiants, ou encore des musiciens. Elle offre également aux visiteurs une belle série de portraits de personnalités, et l' évocation d'une nature enchanteresse d'où émergent palais et animaux.

Documents à télécharger :

Brochure sur l'exposition André Suréda
Livret-Jeu pour les enfants

Les Amazones de la Révolution

Du 5 novembre 2016 au 19 février 2017

"Poissarde, femme-soldat, émeutière, incendiaire, criminelle, aliénée... Ces stéréotypes esquissent le portrait à charge de la combattante révolutionnaire, usurpant attributs de la masculinité et codes de la virilité. Ils occultent les sévices exercés sur des femmes désignées comme boucs émissaires et contribuent à les évincer de la sphère publique.

Objets, oeuvres et archives qui en attestent font apparaître les fantasmes engendrés par la violence des femmes, tout en soulignant leurs échos contemporains. Dans un contexte où les considérations de genre font retour, cette exposition explore les zones d'ombre de l'historiographie et les présupposés du " roman national ", mettant en lumière l'implication des femmes − victimes ou bourreaux − dans la brutalité des événements. Tout en faisant place aux femmes d'exception telles que Charlotte Corday, Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt ou Manon Roland, elle met en perspective les figures collectives de la Révolution aussi bien que de la Contre-révolution. Des Tricoteuses aux Merveilleuses, des insurgées aux suppliciées, des allégories aux caricatures, toutes ont imprégné la culture à travers les siècles, tant dans la gravure, la peinture, la sculpture ou les arts décoratifs dans le cinéma, le jeu vidéo, la bande dessinée ou la publicité.

Cette exposition a par conséquent pour ambition de proposer des éléments de compréhension de l' émancipation contrariée des femmes au cours de la séquence historique qui s'ouvre en 1789 : elle leur donne une visibilité nouvelle, tout en les excluant de la sphère politique, au motif, précisément, de leur participation active aux événements. Dans un paradoxe qui n' est qu' apparent, l'implication des femmes dans le processus insurrectionnel, tout comme les exactions auxquelles elles ont été exposées, conduisent à leur éviction progressive du champ de la représentation aussi bien politique que symbolique."

Martial Poirson
Professeur des Universités - Université Paris 8
Commissaire de l'exposition

Catalogue de l'exposition en vente à l'accueil du Musée.

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Dossier de presse de l'exposition

Julia Bartet, la divine : portrait d'une comédienne à la Belle-Époque

Du 21 mai au 17 juillet 2016

Recevoir dans les collections du Musée Lambinet l'important fonds issu de la succession de Julia Bartet n'avait rien d'évident a priori. Son testament était clair : elle le léguait au Musée des Arts Décoratifs avant de revenir sur ce point par un codicille affirmant qu'elle souhaitait l'y voir, au Musée Carnavalet ou au Musée des Arts Décoratifs, dans une vitrine avec des objets lui ayant appartenu et un de ses portraits.

On doit son entrée dans les collections à sa deuxième légataire universelle, Suzanne Bacqué, la première ayant renoncé à l'être. Ainsi avec la Comédie-Française, le Musée du Louvre et le Musée Carnavalet, le Musée Lambinet a acquis des oeuvres et des objets provenant de la succession de Julia Bartet en 1942.

Complété par un legs privé en 1999, les collections conservées au musée comprennent des photographies, dessins, peintures, costumes et autres accessoires de scène, sculptures, peintures et autres objets d'art. 

Documents à télécharger :

Brochure sur l'exposition Julia Bartet
Livret-Jeu pour les enfants

La fibre des Héros

Du 19 septembre au 20 décembre 2015

Le musée Lambinet s'est associé aux commémorations du bicentenaire du décès d'Oberkampf par une exposition montée en étroite collaboration avec le musée de la toile de Jouy, d'où proviennaient 96% desprêts.

L'exposition traitait du sujet particulier que représentent les toiles imprimées à thèmes historiques. Celles-ci font partie des scènes historiées à personnages, type de motif emblématique de la toile de Jouy. Au sein des scènes à personnages, les thèmes historiques se distinguent des scènes de genre. Les premiers reflètent plus précisément l'esprit du temps, dans la mesure où ils ont pour origine le succès d'un livre, d'un opéra, d'un événement politique, militaire ou même scientifique.

Suivant fidèlement les sujets d'intérêt de la société contemporaine, dans toute leur variété, les toiles imprimées peuvent se référer aussi bien à l'actualité qu'à l'Antiquité. Le champ historique concerné est donc large, c'est pourquoi le fil de l'exposition a pu être divisé en trois parties : les figures de l'antiquité ; les personnages tirés de l'histoire ancienne ; et enfin les figures contemporaines de la fabrication des toiles.

La vogue de certains héros antiques est parfois due au parallèle établi par les auteurs entre leur caractère et les valeurs recherchées à la même époque. Les Horaces, Alcibiade, Coriolan et Cincinnatus côtoient Bélisaire, exemple-type de l'ingratitude des puissants de ce monde, et Alexandre de Macédoine, vu par certains auteurs comme un modèle pour le roi de France, et par d'autres auteurs comme un contre-modèle. Hormis l'Antiquité, les héros du passé vont de Bayard à saint Vincent de Paul en passant par Guillaume Tell, Henri IV, et Marie Stuart, l'une des figures de proue des héros en vogue dans la première moitié du XIX e siècle.

Parmi les sujets contemporains à la fabrication des toiles, certains nous font revivre des événements politiques, comme Louis XVI restaurateur de la liberté ; La Fête de la fédération, Le Retour de l'île d'Elbe, Le Sacre de Charles X, L'Arrivée de Louis-Philippe à la chambre des députés. D'autres toiles mettent en scène des épisodes et héros du monde littéraire, militaire ou scientifique. Celles qui évoquent Jean-Jacques Rousseau, prennent place auprès de celles qui rappellent le vol des premiers aérostats ou de celles qui évoquent des faits d'armes d'officiers de marine lors de combats navals près de Ceylan ou de la Martinique.

Au-delà de la présentation de textiles aux qualités décoratives spectaculaires, l'exposition La Fibre des héros proposait de retrouver, dans la toile imprimée, des traces des idéaux ou des sujets d'intérêt que leur succès a amenés à faire partie intégrante du décor domestique.

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Dossier de presse de l'exposition
Visuels libres de droit

Corps Urbain(s): Les Villes-Didier Paquignon

Du 20 septembre au 14 décembre 2014

Après la rétrospective du musée de l'Orangerie à Paris, le musée Lambinet a consacré une exposition d'art contemporain à l'artiste peintre Didier Paquignon, connu tant pour ses paysages urbains que pour ses nus masculins. La recherche d'objectivité l'amène à produire des images empreintes de vérité crue, sans enlaidissement mais sans fard. Animé d'une intense curiosité de l'autre, il a effectué des séjours dans divers pays et, par voie de conséquence, a produit des œuvres inspirées de lieux, d'atmosphères ou d'images qui l'ont marqué, de Paris à Pondichéry, en passant par Athènes, Madrid, ou l'Albanie.

Toutefois, loin de s'intéresser à l'aspect couleur locale, insolite ou pittoresque, il retiendra plutôt les infrastructures les plus quotidiennes qui dessinent les visages des villes d'aujourd'hui. Elles donnent lieu à des compositions extrêmement recherchées. L'adéquation idéale du format au sujet est testée au moyen de plusieurs toiles de différentes tailles. Certaines mises en page sophistiquées enchâssent une forme ou un être comme une monture le ferait d'une pierre précieuse. Le regard ricoche sur les surfaces planes ; il est poussé d'un bout à l'autre de la composition par le jeu des volumes et des appels d'air. Les lignes vives, élégantes et prestes, reflètent à leur manière l'intérêt du peintre : " j'aime ce qui est électrique, ce qui est rapide ".

Effectivement, lignes électriques, routes, voies ferrées sont les signes évidents de la priorité donnée à deux types de réseaux : voies de communication et réseau électrique. Les éclairages artificiels percent la pénombre de notes d'orange vif, de rose ou de vert fluorescent. C'est donc sur notre cadre de vie, y compris dans ses éléments les moins naturels, que se porte le regard de Didier Paquignon. Un regard qui a digéré l'héritage de la peinture occidentale, et qui se fonde sur cette culture picturale pour tracer un cheminement artistique, non en opposition de tel ou tel, mais en toute liberté.

Catalogue de l'exposition en vente à l'accueil du Musée.

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CP Paquignon.pdfDP Didier Paquignon Corps urbain s Les villes les muses.pdfcoloriages-jeux-corps-urbains.pdflivret-jeu-Corps-Urbains.pdf

Le témoin méconnu : Pierre-Antoine Demachy

Du 15 février au 18 mai 2014

Méconnu, Pierre-Antoine Demachy l'est sans aucun doute : si quelques articles lui ont été consacrés, il n'a jusqu'à aujourd'hui fait l'objet d'aucune exposition monographique ni d'aucun livre. Le sujet est donc inédit.
Pourtant, Demachy mérite d'être apprécié : pour ses mises en page théâtrales, pour ses sujets foncièrement urbains et architecturaux, ainsi que pour la multiplicité des aspects du Paris du 18è siècle dont il témoigne. Car il est, durant des décennies, le témoin visuel de l'évolution urbaine de la capitale. Il est aussi celui d'événements qui ont marqué l'Ancien Régime puis la Révolution.
Dans le contexte de la vogue des vedute, et alors qu'il n'a probablement pas fait le voyage d'Italie, Demachy appliqua à Paris le type de paysage urbain pratiqué par Canaletto et par Guardi. Il réussit à prendre position sur la scène artistique parisienne et fit partie des artistes auxquels l'Impératrice Catherine II de Russie passa commande en 1768 par l'intermédiaire de son ambassadeur en France ; Le Comte d'Angivillers acheta pour Louis XVI une vue de la Seine au Salon de 1783.

L'oeuvre de Demachy était présentée au travers des sept thèmes suivants : Caprices architecturaux et vues de fantaisie, Vues liées au Louvre, Démolitions d'églises et incendie de la Foire Saint-Germain, Intérieurs d'églises, Autres vues de Paris et des environs, Evénements historiques, Vues de la Seine et paysages urbains.

Catalogue de l'exposition en vente à l'accueil du Musée.

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Infini Vegetal - Anna Maria Tsakali

Du 14 septembre au 1er décembre 2013

L'exposition des peintures et des dessins d'Anna Maria Tsakali se déployait suivant un cheminement chronologique et thématique et constituait comme une plongée dans l'oeuvre de l'artiste. Plus de 50 oeuvres, souvent de très grand format (200cm x 180cm), expriment le goût d'un infini végétal.

Le parcours de visite s'ouvrait sur l'apparition grandissante des plantes dans l'oeuvre d'Anna Maria Tsakali, alors plutôt tournée vers la description de l'univers urbain. Lamer et la terre, puis les végétaux, s'imposent peu à peu à la fin des années 1990.Dans les années 2004-2005, la beauté des fleurs s'oppose à une irrépressible circonscription dans des éléments citadins : vitrines, pots, parterres de jardins publics fermés d'une grille. La plante devient métaphore de l'Homme contraint dans une vie étriquée. Son existence entière se résume à une poussée vers le haut somme toute bien relative...Lentement, un travail d'abstraction s'opère, qui voit toute référence à un contexte disparaître. Les fonds se dissolvent et consistent en un ciel relativement éthéré sur lequel la plante se superpose. Elle grimpe, se libère, envahit la toile de façon désordonnée et foisonnante. " Son espace se serre de plus en plus jusqu'à devenir labyrinthe dense et frais, un enclos préservé, sorte de paradis originel " (EurydiceTrichon-Milsani).Avec ce foisonnement intense coexiste aussi la recherche de l'aérien.

Dans les années 2006-2008, Anna Maria Tsakali travaille à une vision d'une végétation déployée en feu d'artifice, à la manière des galaxies dans l'espace infini. Non seulement elle se superpose au ciel, mais elle semble aussi prête à s'y disperser, à s'y fondre avec délices.La peinture, dans les dernières salles, évoque l'aboutissement des dernières réflexions : tension entre le vide et le compact, entre la tache et la forme réaliste,entre la ligne et le tourbillon.

Catalogue de l'exposition en vente à l'accueil du Musée.

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Dossier de presse de l'exposition

Les Univers de Georges Lacombe

Du 13 novembre 2012 au 17 février 2013

L'oeuvre de Georges Lacombe (1868-1916), peintre et sculpteur, membre du groupe des nabis, fait l'objet d'une grande rétrospective organisée du 13 novembre 2012 au 17 février 2013 par le musée départemental Maurice Denis, à Saint-Germain-en-Laye et le musée Lambinet, à Versailles, ville natale de l'artiste. Présentant les peintures et les sculptures de Lacombe au musée départemental Maurice Denis et ses dessins au musée Lambinet, cette exposition est une réelle invitation à (re)découvrir un artiste qui a ouvert des perspectives esthétiques audacieuses. En investissant ainsi ces deux institutions muséales phares de notre département, le Conseil général des Yvelines et la Ville de Versailles renforcent leur volonté d'accessibilité et de valorisation de la culture.

Première exposition dédiée depuis quinze ans à Georges Lacombe, proche de Paul Sérusier, qui l'introduit en 1893 dans le groupe des nabis, la rétrospective s'appuie sur les recherches poursuivies ces dernières années. Aux côtés d'œuvres majeures et connues, elle montre des sculptures, peintures et dessins inédits retrouvés récemment, réunissant au total plus de 150 œuvres, grâce à de nombreux prêts en provenance de collections publiques et privées, françaises et étrangères. Elle donne ainsi une nouvelle dimension au travail de l'artiste, dont les sculptures, par exemple, apparaissent de plus en plus comme le chaînon manquant entre le postimpressionnisme et le fauvisme.

L'exposition se déploie en chapitres chronologiques : années de jeunesse, rencontre de Lacombe avec Gauguin en 1894, fascination pour le japonisme, évolution vers le classicisme, expérimentation du néoimpressionnisme avec Théo Van Rysselberghe. Elle fait également place à des présentations thématiques sur des aspects tels que le goût de Lacombe pour la caricature, son intérêt pour les sciences, ses liens avec le théâtre... Des documents inédits, manuscrits, poèmes, correspondances, photographies... permettent de resituer dans leur contexte de nombreuses œuvres et d'évoquer la richesse intellectuelle de l'entourage familial et des cercles amicaux de Lacombe. Autant que l'artiste, c'est l'homme et l'univers dans lequel il a évolué que cette exposition donne à découvrir.

Commissariat de l'exposition
Commissariat général : Frédéric Bigo, directeur du musée départemental Maurice Denis et Françoise Roussel-Leriche, conservateur du musée Lambinet.
Commissariat scientifique : Gilles Genty, historien de l'art.

Catalogue en vente à l'accueil du Musée.

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