Jean-François Ducis est un écrivain, dramaturge et poète français.

Né le 22 août 1733 à Versailles, dans une famille modeste, il reçoit une éducation religieuse. A 18 ans, il entre comme secrétaire chez le maréchal de Belle-Isle, qui l’emmène dans ses tournées d’inspection des places fortes, puis le place comme expéditionnaire dans les bureaux du ministère de la Guerre. Il quitte son emploi peu après pour se consacrer au théâtre.

En 1768, il fait donner à la Comédie-Française sa tragédie Amélise qui fut huée mais prend sa revanche avec son Hamlet, imité de Shakespeare, joué l’année suivante.
Ne comprenant pas l’anglais et ne s’étant jamais mis en peine de l’apprendre, il travaille à partir de traductions françaises, elles-mêmes assez infidèles. Il trouve ainsi la veine qui va le rendre célèbre : mettre au goût du jour et au goût français les pièces du dramaturge anglais.

En 1778, il est élu à l’Académie française, au fauteuil de Voltaire.

En 1783, il donne une nouvelle imitation de Shakespeare, Le Roi Lear, dans laquelle on ne reconnaît à peu près rien de la pièce originale, devenue un drame bourgeois et larmoyant bien dans l’esprit d’alors et qui, pour cela, connaît un immense succès.

En 1795, il délaisse les imitations de Shakespeare, et compose une tragédie originale, "Abufar, ou la famille arabe". Le succès de cette pièce l’engage à en composer une autre : "Phédor et Waldamir, ou la famille de Sibérie" (1801), qui est un échec.

Il renonce, alors, au théâtre et prend sa retraite à Versailles où il s’occupe à lire la Bible, Horace, Virgile et La Fontaine.

Napoléon Ier voulut le faire sénateur mais il refusa se disant « catholique, poète, républicain et solitaire ». Cependant, dès l’empereur déchu, il s’empresse de demander au roi une audience particulière au cours de laquelle il lui présente la collection de ses œuvres. Il est très heureux d’accepter de Louis XVIII la légion d'honneur qu’il avait refusée de Napoléon.

Jusqu’à sa mort à Versailles le 31 mars 1816, il continue à composer de petites pièces de vers reflétant la simplicité, la bonté et l’amour de la nature.