Situé à la lisière du domaine du Château de Versailles, ce site était une évidence pour construire un éco-quartier exemplaire qui conjugue qualité de vie, innovation urbaine et respect de l’environnement. Le quartier Gally s’inscrit dans une démarche ambitieuse de transition écologique et de développement durable, portée par la Ville de Versailles et son partenaire Icade.
Un nouveau quartier entre le domaine du château de Versailles et Saint-Cyr
À 15 min à vélo de la place d’Armes et du centre-ville de Versailles, Gally est un quartier à taille humaine pensé pour encourager la marche et l’usage du vélo. Les habitants et visiteurs peuvent facilement rejoindre la Plaine de Versailles et franchir la grille de l’Etoile Royale menant au Domaine du Château de Versailles, que se soit à pied ou à vélo.
Situé entre le domaine du Château de Versailles et Saint-Cyr-l’École, le quartier Gally bénéficie d’une accessibilité directe : 6 minutes de l’arrêt « Les Portes de Saint-Cyr » (tram 13), 10 minutes de la gare de Saint-Cyr et 10 minutes de l’Étoile Royale.
Cette ancienne emprise militaire de 19.5 hectares préserve un cadre patrimonial exceptionnel. Ce projet fait suite à une consultation d’opérateurs menée avec le concours de l’agence Une Fabrique de la Ville (Jean-Louis Subileau, Guillaume Hébert) sur un plan défini par le paysagiste Michel Desvigne.
Ce quartier du 21ème siècle, dans la tradition de la cité-jardin, est aéré, végétal, contemporain et de faible hauteur. Il est conçu pour s’intégrer discrètement dans son environnement et préserver les vues depuis le parc du château.
Inspirée du modèle de la cité-jardin, la transformation du site permet de gagner 20 % de pleine terre. 13 hectares d’espaces publics intègrent vergers, boisements et allées plantées, contribuant à un cadre de vie végétal et apaisant, et faisant du Quartier Gally un lieu de promenade et de loisir pour tous les Versaillais.
Le quartier accueillera environ 2 000 habitants, répartis dans 550 logements dont 30 % de logements sociaux. La variété des formes d’habitat - maisons de ville, maisons jumelées, logements individuels superposés et petits collectifs - donne au projet toute la diversité et la qualité d’un tissu urbain.
Deux projets renforcent également la mixité de l’offre d’habitat au sein du quartier avec une résidence de 57 logements, gérée par l’association Nouvelle Étoile, dédiée à l’accueil de femmes isolées en difficulté, et 107 logements aidés réalisés par le bailleur I3F.
Des ambitions et labels environnementaux
Le quartier Gally suit la démarche d’ÉcoQuartier, un label national qui récompense les projets urbains exemplaires en matière de développement durable, et s’engage à garantir un cadre de vie agréable et respectueux de l’environnement. Cette ambition écologique se traduit à travers plusieurs préoccupations :
Une production d’énergie renouvelable
- Une boucle géothermique capte la chaleur du sol et couvre plus de 60 % des besoins en chauffage grâce à une boucle d’eau tempérée.
- Une centrale biomasse fournit près de 30 % des besoins supplémentaires.
- Le gaz naturel constitue également un apport ponctuel en énergie au sein du quartier (9 %).
Au total, 75 % de l’énergie du quartier est renouvelable, ce qui limite les émissions de CO₂ et rend les logements plus sobres en énergie.
Une préservation et une valorisation de la biodiversité
- Un inventaire écologique a été réalisé avant le démarrage du chantier, afin d’identifier les espèces à préserver et à attirer.
- Des zones naturelles humides ont été aménagées pour accueillir des amphibiens.
- Des passages dans les clôtures permettent la circulation de la petite faune entre les jardins, notamment pour les hérissons.
- Une trame noire, zones sans éclairage nocturne, protège les espèces sensibles à la lumière.
- Les espaces verts sont gérés de manière raisonnée, afin de respecter la biodiversité.
Une gestion à ciel ouvert de l’eau
- L’eau non infiltrée s’écoule dans un réseau de noues ou fossés végétalisés.
- Une citerne stocke également l’eau non infiltrée, partiellement réutilisée pour l’arrosage des espaces verts.
- La Plaine du Grand Pré, situé à la Pointe Nord du quartier, agit comme une prairie inondable pour stocker temporairement les pluies excédentaires, ensuite rejetées dans le réseau d’assainissement de l’agglomération de Versailles Grand Parc. Cette prairie est d’ailleurs dimensionnée pour accueillir des pluies exceptionnels (décennales à centennales).
- Un réseau REUSE innovant permet également d’irriguer les jardins familiaux à partir d’eaux recyclées, en partenariat avec la station d’épuration Carré de Réunion, Hydreaulys, la SEVESC et les Fermes de Gally.
Ce système participe à la préservation des ressources en eau, à la prévention des inondations et à la limitation des îlots de chaleur urbains.
Des bâtiments sobres, durables et bas carbone
- Le choix des matériaux de construction est soigné et privilégie des matières naturelles comme la brique, le bois, la pierre, ainsi que des matières bio-sourcées et bas-carbone.
- Les bâtiments respectent des labels exigeants (Labellisation « NF Habitat » pour l’ensemble des logements, Label E+ C- RE2020 pour la conception des premiers bâtiments puis RE2025 et RE2028 pour les dernières phases du projet).
- Les matériaux des bâtiments conservés, comme la Halle Gourmande, sont restaurés avec soin dans une démarche de renouvellement urbain.
- La terre déjà présente sur le site est traitée et réutilisée directement sur place afin de favoriser le recyclage des matériaux dans une logique d’économie circulaire.
La caserne Pion, un site militaire en reconversion
L’histoire du site de la caserne Pion commence en 1906, lorsqu’il est affecté à l’Armée de terre. Situé entre les bâtiments de l’INRA et l’aérodrome de Saint-Cyr-l’École, le terrain accueille une pharmacie militaire régionale, ainsi qu’environ 70 entrepôts et bâtiments administratifs. La présence d’une voie ferrée, installée au XIXe siècle, renforce l’intérêt stratégique du site.
Bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale, le site est partiellement détruit. Il est reconverti dans les décennies suivantes en centre de formation militaire, avant sa fermeture en 2008.
Dès les années 2000, des réflexions sont menées pour envisager l’avenir du site. Une première étude urbaine est lancée en 2006 à l’initiative du ministère de la Défense, avec une programmation initiale à dominante d’activité. En 2009, la Ville de Versailles signe une convention avec l’Établissement public foncier des Yvelines (EPFY fusionné au sein de l’EPF Ile de France en 2016), dans l’objectif d’acquérir les terrains et d’y mener une opération d’aménagement.
En 2014, une nouvelle convention est signée pour accompagner une étude urbaine que la ville de Versailles confie au groupement Michel Desvigne Paysage – Une Fabrique de la Ville. L’EPF d’Ile de France engage en parallèle la démolition des bâtiments, ainsi qu’un diagnostic de pollution pyrotechnique et chimique et les travaux de dépollution s’achèvent en 2019.
Le 22 mars 2018, à l’issue d’une procédure de consultation, la Ville désigne ICADE Promotion comme concessionnaire de l’opération d’aménagement et le traité de concession est signé le 2 mai 2018.
Vues aériennes du quartier Gally avant et après démolition.