Afin de trouver de nouvelles recettes, la Ville de Versailles instaurera dès le 1er juillet 2026 une tarification pour tout véhicule motorisé qui entrera dans le cœur historique de la cité royale. Pour cela, des portiques à péage en flux libre qui permettront de scanner les plaques des véhicules seront installés à partir du mois de mai.

Tout comme les fameux octrois supprimés en 1943, ces portiques seront placés aux différents points d'entrée de la ville : avenue de Paris, pont Saint-Martin, rue de la Porte de Buc, avenue des États-Unis, boulevard du Roi et route de Saint-Cyr.

Les tarifs suivants (par véhicule) entreront en vigueur le 1er juillet prochain, une fois les portiques installés. Bien évidemment, un tarif préférentiel s'appliquera pour les Versaillais.

  • Voiture : 4,50 € pour les non-Versaillais / 2,50 € pour les Versaillais
  • Deux-roues motorisés : 4,50 € pour les non-Versaillais / 2,50 € pour les Versaillais
  • Camions : 45 €
  • Cars de tourisme : 45 €
  • Piétons, cyclistes et bus : gratuité

Des informations complémentaires sur les modalités de paiement et sur les travaux d'installation seront communiquées ultérieurement.

Les octrois, une histoire versaillaise :

C'est en 1787 que les premières barrières d'octroi furent construites, après l'absorption par la ville de Versailles des bourgs de Montreuil et Porchefontaine. Une grille fermait ces différents points de passage de la ville (un café voisin de l’octroi de l’avenue de Paris s'appelle encore "La Grille") et un droit de péage fut perçu dans la cité royale jusqu'en 1943.

Ressource principale des communes, cet impôt taxait depuis 1748, selon leur poids ou leur quantité, tous les biens, matériaux, produits, bétail ou denrées pénétrant dans la Ville. Les deux pavillons étaient construits de manière identique sur deux niveaux et en pierre de qualité. L’étage était soutenu par des pilastres latéraux et couronné d’un fronton conformément aux normes néo-classiques de l’époque. Aujourd’hui, seuls les octrois du boulevard du Roi et de l'avenue de Paris ont été préservés.

Cette installation n’était d’ailleurs pas la seule à Versailles, puisque pour être sûre de contrôler tous les passages, la Ville avait fait fermer les principales voies d’accès de la commune par d’autres barrières, notamment sur l’avenue de Picardie, la rue des Chantiers et le boulevard de la République.

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