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Vigilance rouge canicule à partir du samedi 11 juillet, 12h. Pour lutter au mieux contre cet épisode caniculaire, la Ville de Versailles laisse ouvert les parcs et jardins municipaux (excepté Sémallé, square La Source et Richaud) toute la nuit, jusqu'au jeudi 16 juillet inclus. La Ville met également à votre disposition : une liste des lieux climatisés, points d'eau potables et brumisateurs, des conseils et numéros utiles, et une liste des structures municipales adaptant leurs horaires et services.

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Cette exposition rend hommage à cet héritage en réunissant des œuvres de certains artistes passés par son enseignement à l’École des Beaux-arts

Dans le prolongement de l’exposition Leonardo Cremonini, le regard en miroir, présentée à l’espace Richaud et au musée Lambinet à Versailles du 27 mai au 4 octobre 2026, le Carré à la farine accueille une exposition Leonardo Cremonini : héritage et échos.
Artiste majeur de la seconde moitié du XXᵉ siècle, Leonardo Cremonini (1925–2010) occupe une place singulière dans l’histoire de la peinture figurative. Formé en Italie puis installé à Paris à partir des années 1950, il développe une œuvre puissante et énigmatique, traversée par des thèmes récurrents — l’enfance, l'été, la lumière méditerranéenne, la dialectique intérieur/extérieur — et une attention constante à la construction des espaces, aux corps et à la narration visuelle.
Chef de l’atelier de peinture de l’École des Beaux-arts de Paris de 1983 à 1992, Leonardo Cremonini a profondément marqué plusieurs générations d’artistes. Son enseignement exigeant, fondé sur l’observation, l’ambiguïté poétique des formes et l’exploration des potentialités de la figuration, a façonné un véritable esprit d’atelier. Ses élèves y trouvaient un espace de liberté où la pensée plastique se construisait dans la continuité d’une tradition réinventée.
L’exposition présentée au Carré à la Farine rend hommage à cet héritage en réunissant des œuvres de certains artistes passés par son enseignement à l’École des Beaux-arts :

  • Didier Paquignon, dont la matière picturale dense prolonge une réflexion sur le rapport entre figure et présence ;
  • Édouard Sacaillan, dont les scènes souvent théâtrales interrogent l’absurde et l’humain ;
  • Olivier de Mazières, dont les paysages sensibles invitent la poésie et à la méditation ;
  • Anna-Maria Tsakali, dont les œuvres consacrées à la nature prolongent une forme de méditation lumineuse ;
  • Susanne Hay, seule artiste présente à titre posthume et dont l’œuvre explore la figure et l’intime avec une sensibilité singulière.

À travers ces œuvres, c’est moins l’idée d’une « école » homogène qui se dessine qu’un champ de forces, une constellation d’artistes ayant puisé chez Leonardo Cremonini un rapport exigeant à la figuration, à la couleur, à l’espace et à la mémoire visuelle. Chacun poursuit aujourd’hui une voie singulière, mais tous ont bénéficié d’un même socle : celui d’un maître pour qui la peinture était une interrogation sans fin, une exploration du visible et de l’invisible, du tangible et du rêve.
Cette exposition invite à pénétrer — par fragments, par résonances — dans l’esprit de ce que l’on peut nommer « L’école Cremonini », non pas tel qu’elle fut matériellement, mais tel qu’elle survit dans les trajectoires de celles et ceux qui l’ont fréquenté : un lieu de transmission, de rigueur et d’imagination.

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