Ma ville

Biodiversité

Développement des circulations douces, plans d'urbanisme protecteurs, sensibilisation du publie au respect de l'environnement sont des engagements forts de la Ville de Versailles en faveur de la biodiversité et du patrimoine végétal.

La Ville a été également précurseur dans la mise en oeuvre de la démarche "Zéro-phyto" depuis 2005. La gestion écologique de l'espace public se traduit par un renoncement aux désherbants chimiques, la préservation de la ressource en eau et des plantations adaptées au changement climatique. L'alternative est le désherbage manuel, mécanique et parfois thermique, qui est employé sur tout l'espace communal.

Pour mieux appréhender les impacts concrets de ces usages sur la biodiversité, les équipes de jardiniers mettent en place des protocoles de sciences participatives. En plus de mieux connaitre les espèces faunistiques et floristiques du territoire versaillais, ces données alimentent directement la communauté scientifique, notamment le Museum national d'Histoire naturelle, leur permettant d'établir les états de santé de ces espèces.

Aujourd'hui, la mairie de Versailles va plus loin et entame des réflexions sur la mise en place d'une Trame Noire par le biais d'expérimentations dans un quartier pilote.

La charte sur la biodiversité

Un label de gestion écologique

Douze parcs et jardins, quatre cimetières et l’ ensemble des arbres d’alignement sont labellisés Ecojardin, label de gestion écologique. Les jardiniers de la ville recensent les papillons et la flore indigène, en partenariat avec le Muséum National d’Histoire Naturelle, dans le cadre des programmes Propage et Florilège.

L’éducation à l’ environnement

Un outil d’éducation et de sociabilité

L’ éducation à l’ environnement remporte un vif succès auprès des différents publics (crèches, écoles maternelles, primaires, centres de loisirs et maisons de quartier). Ce sont plus de 1 800 élèves répartis dans 63 classes qui peuvent suivre des animations liées aux potagers bio créées pour l’ occasion, mais également des animations sur le compostage des déchets, la faune et la flore, des visites du Potager du Roi, plateforme de compostage, Orangerie du Château, etc. Des partenariats sont également réalisés lorsque les cours d’écoles sont trop petites pour accueillir des jardins potagers : c’est le cas avec le Conseil départemental des Yvelines, au domaine de Madame Elisabeth, et au Potager du Roi. 

Le coup de cœur

"DES POTAGERS POUR SENSIBILISER ET ÉDUQUER LES ENFANTS À L'ENVIRONNEMENT ET AU VIVANT"
Sandrine Joudrier, responsable des éco-jardiniers à la direction des Espaces verts

Chaque année, près de 65 classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1 de 25 écoles bénéficient tous les 15 jours d’interventions pédagogiques des trois éco-jardiniers de la Ville qui mènent également des actions en direction des centres de loisirs. Ces formations globales et immersives de sensibilisation et d’éducation à l’environnement passent bien souvent par la création de jardins potagers au sein même des écoles ou au Potager du Roi ou au Domaine de Madame Élisabeth.

« Souvent les enfants n’ont pas de jardin chez eux et les petites bêtes les repoussent. Notre objectif est de leur permettre par la pratique de changer de regard sur la nature et de leur faire prendre conscience de la nécessité de la protéger. Chaque sortie au potager est ainsi propice à l’observation de la faune et de la flore, de l’évolution des plantes dont ils ont eux-mêmes semé les graines », explique Sandrine Joudrier, éco-jardinier de la Ville.
« En devenant ainsi acteurs, les enfants sont davantage réceptifs et sensibles aux messages de prévention que l’on peut leur transmettre, comme le zéro-phyto, les éco-gestes comme le paillage, le compostage ou la récupération d’eau que nous réalisons également avec eux. »
Et quand ils ne sont pas au potager, les enfants apprennent à créer des hôtels à insectes, à chauve-souris ou à hérisson…

Le dossier

Glossaire

Ailes au bout digité : découpure caractéristique au niveau du bout de l'aile, commun chez beaucoup d'espèces d'oiseaux comme la cigogne ou la grue

Florilèges prairies (protocole de sciences participatives) : suivi standardisé de la flore des prairies urbaines, lancé en 2015 et consistant à recenser 60 espèces dans 10 carrés d'1m2 au coeur même d'une prairie. Il permet d'évaluer l'effet des pratiques de gestion sur la qualité écologique des prairies et d'étudier la dynamique de l'évolution de ces milieux. 

Plante-hôte : plante spécifique sur laquelle un papillon va pondre et qui servira de nourriture  la chenille. Par exemple, la Petite Tortue Aglais urticae a l'ortie pour plante-hôte.

Propage (protocole de sciences participatives) : protocole créé en 2009, faisant partie de Vigie-Nature et animé par l'association Noé. Il a pour but d'évaluer la qualité d'un milieu en se basant sur la présence et la diversité des espèces de papillons de jour relevés sur la base de 38 espèces et groupes d'espèces.