Web-série : le troglodyte mignon

Biodiversité

Vous avez eu, récemment, la possibilité de découvrir les nombreuses espèces d’oiseaux présentes sur le territoire versaillais suite à nos observations et sans doute auriez-vous aimé en savoir plus sur certaines d’entre elles.

Nous vous proposons donc durant quelques jours un portrait plus détaillé de ces amis à plumes. Premier à ouvrir le bal : le troglodyte mignon !

Passereau de très petite taille (l’un des plus petits d’Europe !), assez discret, le troglodyte mignon Troglodytes troglodytes est très facilement reconnaissable. Mâle comme femelle sont identiques : d’aspect arrondi avec une courte queue souvent relevée. La couleur du plumage est brune, mouchetée de teintes plus claires sur les ailes et le poitrail. Tous deux présentent des sourcils beige clair.

Appréciant la protection offerte par la densité du feuillage, son nom tient de son lieu de nichée, toujours à proximité d’un mur, d’une paroi ou d’un tas de bois.

Insectivore toute l’année, il ne rechigne pas à consommer des baies et des graines à la belle saison. Les spécimens habitant à proximité d’un plan d’eau, comme c’est sûrement le cas de celui rencontré au parc Balbi, peuvent également enrichir leur régime alimentaire de petits poissons, grenouilles ou têtards.

Malgré un poids moyen de 8g à taille adulte, le troglodyte mâle possède un chant particulièrement puissant qui fait qu’on l’entend plus qu’on ne le voit. Ce chant lui permet notamment d’attirer les femelles lors de la période de reproduction. C’est d’ailleurs cette dernière qui fera le choix du nid parmi les 3-4 construits par le mâle. De 2 à 3 nichées verront le jour chaque année pour la femelle ; elles seront plus nombreuses pour le mâle, étant polygame.

Reconnaissable à sa tête rouge et sa large marque jaune sur les ailes, le passereau de notre prochaine actu est un amateur des mangeoires proposant des graines de tournesol, saurez-vous le reconnaître ?